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Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
17.02.2026
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Jean Ortiz
Mercredi, 11 Mars, 2015 - 08:42
Le Che et nous. En vrac.
Le blog de Jean Ortiz.
Quelques camarades me questionnent sur l’actualité de la pensée (évolutive) du Che...
Quelques premiers éléments d’essai de réponse (trop) rapide et donc forcément partielle.
Nous vivons une époque où les concepts qui différenciaient « la gauche » de la droite ont été estompés, fracassés par la pensée unique et par de nouveaux convertis. Les « socialistes » sont en compétition avec la droite pour gérer le capitalisme. Ils proclament même l’impuissance du politique face aux « contraintes » de l’économie. Ils dépossèdent délibérément le pouvoir politique. Le Che, déjà, mettait en garde : « on peut enchaîner un peuple par des moyens économiques, sans qu’il s’en rende compte » (Discours à la classe ouvrière, 14 juin 1960). Un communiste se doit donc de remettre les choses à l’endroit, radicalement, de refuser les discours « consensuels » dépolitisants, le nouveau totalitarisme du marché, et repolitiser sans cesse les enjeux, les débats, réintroduire du sens partout. Le marché, ce sont des décisions politiques. La « crise de la politique » porte en elle aussi de nouvelles attentes. A nous de savoir y répondre à temps. Pour le Che, « les hommes transforment la société, et se transforment en la transformant. Une révolution qui ne s’approfondit pas en permanence est une révolution qui régresse ».
Pour le Che :
La fidélité à des clivages et à un positionnement de classe va de pair avec la dignité, avec une exigence maximale d’ éthique ; c’est donc la base de toute perspective révolutionnaire. Le militantisme devient mécanique, sans âme, s’il ne produit pas des valeurs nouvelles, de l’humanité. Le communiste doit porter la cohérence d’une parole en actes, opposer à l’impérialisme l’internationalisme politique, culturel..., et au capitalisme l’alternative socialiste, conçue comme une construction permanente.
Depuis quelques décennies, on peut avoir l’impression d’avoir gagné peu de batailles... Ce n’est pas tout à fait vrai. L’humanité avance, parce que nous sommes encore des milliers à défendre une éthique, un humanisme, au péril souvent de notre emploi, de nos « carrières », hier de la vie des nôtres.
Au-delà de la gadgétisation :
Le Che est devenu une icone parce qu’il rétablit la vérité des contenus, parce qu’il incarne l’utopie maximale, le rebelle et le révolutionnaire, une éthique intransigeante de résistance, de désintéressement, d’altruisme, de solidarité. Comment résister à une grave maladie, en l’occurrence l’asthme, sans se considérer comme un maillon de l’action collective pour une humanité réhumanisée ?
« Homme nouveau », il n’est pas pour autant un sur-homme. Il donne à l’homme toute sa place au cœur du processus de transformation sociale. A propos de la révolution cubaine, il écrivait : « pour la première fois au monde un système marxiste, socialiste, congru (...) met l’homme au centre, parle de l’individu, de l’homme, de son importance en tant que facteur essentiel de la révolution ». Il insiste souvent sur la dimension humaniste du marxisme, que l’idéologie dominante s’acharne à combattre.
Le Che dirigeant payait d’exemple ; il n’exigeait jamais des autres ce que lui-même n’était pas capable de faire. Il incarne l’exercice du pouvoir sans professionnalisation de la politique, sans ambition de pouvoir. Il est allé jusqu’au bout de son engagement. Il se considérait partie prenante de son projet. N’est-ce pas une certaine façon de réenchanter la politique ? Et puis, cette conception si élevée de l’internationalisme qui exige que l’on ressente en soi, comme sienne, toute blessure faite à un homme n’importe où dans le monde...
« Laissez-moi vous dire, au risque de paraître ridicule, que le vrai révolutionnaire est guidé par de grands sentiments d’amour » (Discours du 2 août 1964)