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Mauvais comptes et bons contes de Péraud

Publié le 21/07/2015 à 08:42 par andrenicolas Tags : image amour france photo belle histoire news
Mauvais comptes et bons contes de Péraud
Mauvais comptes et bons contes de Péraud
Eric Serres
Lundi, 20 Juillet, 2015
Humanite.fr

DR
Jean-Christophe Péraud blessé et largué au classement général n’a jamais fait autant d’heures d’antenne, alors qu’il traîne sa misère en queue de peloton. Une bénédiction pour le sponsor, une belle histoire pour la télévision. Mais à quoi bon pour le coureur ?
Gap (Hautes Alpes), envoyé spécial.
 
Jean Christophe Péraud vit avec la Grande Boucle une histoire d'amour compliquée. En 2013, alors qu’il était 9e du général, lors du le dernier contre-la-montre à Gap, il chutait à deux reprises lors de la reconnaissance, puis en course. Il finissait par abandonner. En 2014, il terminait 2e à Paris.
En ce lundi 20 juillet, il fait peine à voir avec ses bandages à l’ancienne, ses pansements, ses plaies, ses bosses… Une momie roulante surmontée d’une tête de souffrance qui traîne sa misère depuis sa chute de vendredi dernier lors de la 13e étape entre Muret et Rodez. Le dauphin de Vincenzo Nibali en 2014 n’est plus que l’ombre de lui-même. Parfois à l’arrière du peloton, souvent dans un gruppetto à plus de dix minutes derrière ce même peloton, tous les suiveurs se demandent pourquoi il n’est toujours pas rentré à la maison. Comme seule réponse, il joue le jeu de l’abnégation : «Au moins pour porter les bidons des copains et aider mon équipe à gagner une étape. » Mais y croit-il vraiment?
Depuis le départ d’Utrecht, le coleader de la formation AG2R avec Romain Bardet, le dit de manière à peine voilée : il ne voulait pas participer à cette 102e édition. On lui a forcé la main, alors que, à 38 ans, il se sait dorénavant incapable de rééditer son exploit de la saison passée. Mais pour ne pas mettre son manager Vincent Lavenu dans l’embarras, il enrobe son discours : « Je n’ai jamais retrouvé cette année mon état de forme de 2014. On verra pour ce Tour si je le retrouve.» A l’inverse son manager, Vincent Lavenu, affirme que la motivation vient en roulant : « Mon rôle est d’être optimiste pour mes coureurs. »
Pourtant, il n’aura fallu que quelques étapes dans les montagnes pyrénéennes pour comprendre que Péraud avait raison. Sa chute lors de cette 13e  étape n’étant finalement que le révélateur du «Tour de trop ! » Le Toulousain n’a toujours pas posé pied à terre, malgré un bilan médical très lourd : traumatismes multiples, contusions des deux coudes, plaie au coude gauche, dermabrasions de la hanche gauche et du genou droit, traumatisme du 5e doigt de la main gauche, arrachement cutané superficiel et traumatisme de l’épaule droite… Chaque jour, ce sont pourtant 40 minutes qui lui sont nécessaires pour enfiler son uniforme d’éclopé. Sans doute que l’histoire est finalement trop belle pour s’achever. Vincent Lavenu veut encore y croire : « Il a fait 80% du boulot. Mardi, c’est une journée de repos. Il ne faut pas baisser les bras maintenant, parce qu’il peut avoir de belles journées dans les Alpes malgré tout. »
Sur France 2, on a compris l’attrait d’un tel feuilleton. Dimanche, entre Mende et Valence, alors que Péraud était lâché dès les premiers kilomètres, une moto le suivait jusqu’à l’arrivée, lui et ses compagnons d’infortunes. Une fois la ligne franchie, le débours était de 15’41’’. Lundi, l’addition était encore très lourde. Mais en juillet, quoi qu’il arrive, « the show must go on ». Jusqu’à quand ?