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Élisabeth Quin : «“28 minutes” relève de la nécessité»

Publié le 19/10/2015 à 00:00 par andrenicolas Tags : image moi monde chez photo fond paris divers fille soi news bande dessin actualité
Élisabeth Quin : «“28 minutes” relève de la nécessité»
Élisabeth Quin : «“28 minutes” relève de la nécessité»
28 MINUTES. MAGAZINE. ARTE. DU LUNDI AU VENDREDI. 20 H 5.
Caroline Constant
Vendredi, 16 Octobre, 2015
Humanité Dimanche

DR
Sur Arte, le décryptage de l'information au quotidien passe par « 28 minutes ». une émission exigeante, où « ça castagne » et qui tranche avec les grands-messes du 20 heures. Même si ses co-intervieweurs sont tous un peu du même côté du manche...

HD. Vous réalisez une émission d'information exigeante et alternative, sur Arte. Et vos chiffres d'audience décollent. Comment l'analysez-vous ?

Élisabeth Quin.À cette heure-là, ça dîne, ça se congratule de tous les côtés, ça blague et ça vanne chez Hanouna... Nous sommes plutôt contents : ce qui était une contreproposition audacieuse et un peu dingo voici quatre ans, est devenu un rendez-vous qui relève presque de la nécessité. Je le dis sans prétention ni arrogance. Ce type d'émission manquait sans doute, mais on ne s'en rendait pas compte, puisque ça n'existait pas. Nous proposons des pistes de réflexion, et parfois même, nous abordons une information qui n'est pas au centre de l'actualité, comme lundi dernier avec un sujet de fond sur l'Afghanistan. Ces sujets sont généralement jugés comme mineurs, car trop compliqués, ou trop lointains, dans les JT traditionnels. Et, de par ce qu'est Arte, une chaîne franco-allemande, donc européenne, donc mondiale, nous sommes très désireux de continuer à explorer ce qui est plus loin que notre nombril.

HD. Et de sortir aussi de l'information spectacle, du coup ?

É. Q. Nous n'avons pas de repor-tage. C'est une émission de parole, de langage, d'analyse, exclusivement. C'est un choix. Même si, sans doute, au départ, ça venait aussi d'une contrainte économique. Au final, c'est devenu un plus.

HD. Vous incarnez Arte désormais, alors que ce n'est pas la tradition de la chaîne d'avoir un « visage »...

É. Q. C'était une magnifique pro-position. Parce que je venais de la radio, et j'avais été une figure de la chaîne Paris Première, donc très marquée. Mais c'est un merveilleux mariage, une très jolie transsubstantiation ! Et puis, ils ont du culot : je n'ai plus 30 ans, j'ai les cheveux gris, il n'était pas question que je me teigne, genre Dick Rivers ou François Hollande.

HD. Vous avez réuni une équipe de débatteurs...

É. Q. Ils sont tous éditorialistes po-litiques. Ils sont là pour qu'une fille généraliste comme moi ne se retrouve pas dans la configuration de poser des questions archi-techniques, et à se planter. Il paraît que ce sont des choses qui arrivent, en ce moment, à la télé... Moi je suis plus dans un exercice d'interview, de spontanéité. Cette structure légitime encore plus le projet de l'émission. Plutôt que d'avoir une bande de chroniqueurs sympathiques qui ne savent pas grand-chose.

HD. Et le pluralisme, dans tout ça ?

É. Q. C'est une question centrale.Mais le pluralisme se joue surtout dans l'émission par le biais des invités, très divers, que nous recevons, dans leur rapport au monde, aux plus faibles, à l'esthétique. Nous représentons toutes les opinions, de la plus modérée à la plus radicale. Ça passe aussi par nos co-intervieweurs, qui représentent deux grandes familles politiques, mais quatre sensibilités assez différentes. Et qui ont surtout chacun leurs marottes, leurs domaines de prédilection, leurs colères. Et moi au milieu, je suis Nadine de Rothschild, je passe les plats, et je pense ce que je pense ! Ne riez pas, ça demande un vrai talent !

HD. L'émission a toujours reçu des dessinateurs. Vous aviez Charb, et maintenant Coco. Vous n'êtes pas les premiers à faire ce choix, mais qu'est-ce qui vous intéresse dans le dessin de presse à la télé ?

É. Q. C'est l'évidence du dessin ! Ça se passe de mots. A fortiori quand ce sont des dessins comme on aime qui font un peu valdinguer les convenances, le bourgeoisisme, l'entre-soi, c'est inimitable et inégalé. Charb, en plus, il fallait le voir ! Il faisait des mimiques extravagantes. Et ses dessins étaient complètement incisifs. On avait une vraie relation de camaraderie. On le regrette infiniment, on a été malheureux, pour des raisons humaines et professionnelles... En tout cas, Coco est avec nous, Riss est venu une ou deux fois, je pense qu'il reviendra, et Jul passe de temps en temps. Et c'est un vrai plus, dans l'émission du vendredi, qui est beaucoup plus déboutonnée. Ces dessinateurs fabriquent des dessins intenses, avec un trait puissant, une vision absolument sans concession, très lucide, abrasive, terrible. Et le vendredi soir, à la place d'un moment feutré à la télévision, ça sent la castagne... et j'adore ça.