Thèmes

homme image moi monde photo news oiseaux nuit

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· André (977)
· L'humanité (853)
· Peintures (489)
· Culture (564)
· Décès (207)
· Absurdité (184)
· Jean Luc Melenchon (416)
· Le parti communiste (436)
· CGT (426)
· Actions Militantes (279)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· La une de l'humanité
· P.Martinez : M. le premier ministre, votre texte est illégal
· la une du canard enchainé du 22 août 2012
· L’éveil d’une conscience noire samplée dans les années 1980
· Objet : Sondage / Urgent.

· ORIGINE DE LA BURQA .......A FAIRE CONNAITRE !!!!
· Europe sociale: faut-il y croire ?
· Non à tout hommage officiel au général Bigeard
· La Banque centrale européenne bloquée par les Indignés
· Liste des manifestations 11 septembre 2021
· Quand Laurence Parisot nous joue « Martine à la ferme »
· La maire d’Aix-en-Provence renvoyée en correctionnelle
· Québec : Tous nus dans la rue! contre les frais de scolarité
· Dans 1précédente affaire à Drancy, volonté claire d’humilier
· Nous, femmes politiques françaises,

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "andrenicolas" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour : 27.01.2026
37126 articles


Pavane au-dessus d’un volcan Par Patrick Apel-Muller

Publié le 24/01/2016 à 23:38 par andrenicolas Tags : image moi monde photo news oiseaux
Pavane au-dessus d’un volcan Par Patrick Apel-Muller
Pavane au-dessus d’un volcan
Par Patrick Apel-Muller
Lundi, 25 Janvier, 2016
L'Humanité
FABRICE COFFRINI / AFP

L'éditorial de Patrick Apel Muller : "Davos applaudit donc aux moulinets de son capitaine Fracasse, dans lequel se reconnaît si bien cet aréopage d’oligarques."

La ménagerie de la finance mondiale a célébré le nouveau venu. Tout ce que la planète compte de ­prédateurs industriels et de spéculateurs voraces s’entiche de ce banquier-ministre qui veut détruire la gauche en lui inoculant des doses massives de libéralisme. ­Emmanuel Macron rayonne dans cet environnement choisi, cette enclave enneigée de Davos, isolée du monde par des légions d’agents de sécurité. Aucun risque d’y rencontrer un syndicaliste de Goodyear susceptible de lui dire son fait. Ici, le facteur humain n’est qu’une variable d’ajustement dans la quête du Graal, l’argent. Et notre ministre se vit là en Petit Prince, demandant à tous : « Dessinez-moi un patron. » Alors, rien ne le retient de démolir les 35 heures et de renouer avec le vieux mot d’ordre du capital, l’exploitation à durée illimitée. Pour ce faire, il préfère l’anglais. C’est chic et son escouade de communicants lui a conseillé d’éviter d’être entendu par tous les salariés français. Un discours en anglais, ça ne se retransmet guère sur des antennes françaises. À peu de frais, le voilà sacré roi de la transgression. Il ne risque rien : il n’a que résumé l’addition des mesures que le président de la République a énoncées.

Davos applaudit donc aux moulinets de son capitaine Fracasse, dans lequel se reconnaît si bien cet aréopage d’oligarques. Quelques esprits chagrins s’y inquiètent cependant à voix basse des risques d’un nouvel effondrement du système financier. Les échafaudages sur lesquels il repose sont trop virtuels, trop spéculatifs, trop gourmands de l’économie réelle. À la fin de la semaine dernière, la Banque centrale européenne a fait le constat de l’échec de ses politiques pour combattre la déflation et annoncé un changement de ses choix monétaires pour mars. Dans la station suisse, les participants n’en ont cure et savent que ce ne sont pas eux qui y perdront des plumes. Au diable les oiseaux de mauvais augure, quand on peut admirer un paon faire la roue !