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Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
17.02.2026
37127 articles
Le réalisateur explore un épisode méconnu de l’enfermement des malades du sida à Cuba au cours de cette décennie. Si la plongée historique recèle un intérêt et ménage quelques moments savoureux, la caricature du régime dessert l’ensemble.
En s’attaquant au sport et au système de santé, fiertés de la révolution cubaine, le réalisateur propose une vision sombre du régime communiste. Si le film révèle au grand public cette période douloureuse et discutable, la critique devient vite monochrome. La symbolique de l’enfermement dans l’hôpital et l’île entière est martelée à grand renfort de plans fixes et oppressants. Les représentations caricaturales des militaires, les répliques en forme d’uppercut contre le pouvoir laissent une impression poussive. La tentative de montrer une médecin-chef sympathique, soucieuse du bien-être de ses patients, ne suffit pas à équilibrer l’ensemble. « Je pensais initialement condamner ce système de rétention mais des anciens malades m’ont expliqué que s’ils ont survécu ce fut grâce à ces sanatoriums », confie d’ailleurs Pavel Giroud dans sa note d’intention. Tiraillé entre la dénonciation et quelques miettes de gratitude, le réalisateur aboutit à un résultat inégal.
Pourtant, la thématique de l’exclusion sous toutes ses formes au sein de la société caribéenne mérite d’être creusée. Quand Horacio, le boxeur noir, explique à Daniel, le Blanc fils de militaire, qu’il trouve ce système de confinement des malades justifié, ce dernier lui rétorque : « Il y a des enfoirés de Blancs qui doivent être contents qu’on t’ait coffré ici. » Par chance, les deux acteurs principaux, Yotuel Romero et Armando Miguel Gomez, réussissent à nouer une belle complicité. Sur fond de salsa, ils se pourrissent la vie, se faufilent la nuit en dehors de l’hôpital en sautant dans un camion-poubelles et finissent par s’épauler dans leurs galères mutuelles. Chacun mène son combat sur son ring et joue des poings pour sortir du purgatoire.
Fantasmes et paranoïa sanitaireDans ce microcosme tropical, cyclone des sentiments et des trahisons, la brochette de personnages secondaires retient aussi l’attention en distribuant quelques punchlines bien senties. Mais la tonalité joyeusement plombée n’atteint pas la subtilité grinçante de Fraise et Chocolat, succès international de 1994 traitant de la relation amicale entre un homosexuel révolutionnaire havanais et un étudiant militant communiste (alors que son scénariste a pourtant collaboré à ce long métrage). La plongée dans cette époque compliquée a au moins le mérite de faire resurgir les fantasmes liés au sida, maladie dont les modes de transmission étaient encore peu connus dans les années 1980, et de laisser transpirer la peur panique du contact physique avec les séropositifs, ferment de cette paranoïa sanitaire. Pavel Giroud souligne également avec justesse l’isolement géopolitique de Cuba en pleine guerre froide, conditionnant notamment sa participation aux jeux Olympiques. Si cette fiction historique entre quatre cloisons aurait nécessité plus de nuances, elle est en tout cas le signe que les cinéastes cubains continuent à s’approprier leur passé sans censure, ni tabou.