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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour : 09.03.2026
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Théâtre. Les moulins à vent de Jérémie Le Louet

Publié le 15/09/2016 à 23:36 par andrenicolas Tags : image monde roman france photo travail mode création animal littérature cheval news dessin
Théâtre. Les moulins à vent de Jérémie Le Louet
Théâtre. Les moulins à vent de Jérémie Le Louet
Gérald Rossi
Jeudi, 15 Septembre, 2016
Humanite.fr
Photo : Jean-Louis Fernandez
 
Avec sa compagnie des Dramaticules, le jeune metteur en scène s’empare cette fois de Don Quichotte qu’il conduit, tout en suivant la trame du conte, sur les chemins de la démesure dont il est coutumier. 
 
Fidèle à son travail, la compagnie des Dramaticules ne cache rien. Sur la scène sont stockés les accessoires qui seront utiles au fil du récit, la table de banquet, le lit, quelques cactus géants, deux statues, etc. Et comme toujours, la compagnie va jouer de la vidéo, plusieurs caméras fixant de leur oeil inexpressif les spectateurs. Lesquels sont d’ailleurs invités à se prêter au jeu du tournage, en plaçant devant leur visage le dessin de tête de mouton, plutôt laid il faut dire, qui est remis à l’entrée. Non seulement chacun s’exécute, mais nombre sont ceux, ce soir de première du moins, à bêler, sans qu’il ne leur rien demandé. 
 
Comme quoi Jérémie Le Louet, le metteur en scène, sait mobiliser… « Plus le spectacle est total, en phase avec les moyens de création d’aujourd’hui, plus il permettra  d’allers-retours entre tradition et expérimentation, entre réalité et fiction, entre littérature et improvisation » dit-il. Et il faut reconnaitre que le cocktail est plutôt spectaculaire. Avec notamment le cheval Rossinate de Don Quichotte, grand animal de bois qui fonctionne comme une bicyclette, ou la mule du valet Sancho Pansa, elle aussi à roulettes, qui s’harmonisent bien à l’ensemble. Outre Jérémie Le Louet, on note la présence de Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, David Maison, Dominique Massat et des régisseurs actifs sur la scène, Thomas Chrétien, Simon Denis et Tom Ménigault. 
 
De fait, cette relecture de l’imposante oeuvre de Miguel de Cervantes peut séduire, si l’on accepte quelques règles du jeu, comme des blagues pipi-caca, des effets sonores incongrus, l’introduction de pastilles sonores empruntées notamment à Bizet et à Wagner. Après un Ubu roi et surtout un Affreux sales et pédants, qui se voulait satire du monde du spectacle, mais qui laissait pour le moins perplexe, avec cette nouvelle création, rodée cet été au festival de Grignan, dans la Drôme, Jérémie Le Louet met en oeuvre avec conviction « un Don Quichotte multiple ».   Et il s’en tire honorablement. Avec comme le dit encore, la volonté de sonder « la créativité, la liberté et la subversion qui inondent le roman ». 
 
Jusqu’au 9 octobre au Théâtre 13/Seine, 30 rue du Chevaleret, Paris 13e, téléphone: 01 45 88 62 22.
En tournée d’octobre à mai en Ile-de-France, ainsi qu’à Auxerre en décembre 2016 et à Troyes en avril 2017. 
 
credit photo : Jean-Louis Fernandez