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Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
27.01.2026
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Drapé de bienveillance, le ministre de l’Éducation cherche à pousser la sélection à son maximum. Marine Roussillon décrypte son projet libéral.
Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, emploie les termes d’ « innovation »,de « liberté », de « bienveillance » pour définir son idéologie. Une façade ?
Marine Roussillon Lorsqu’il parle de liberté, il parle en fait de libéralisme. La liberté du chef d’établissement qui gère son collège comme une entreprise en concurrence avec d’autres établissements. C’est la liberté du client, de la famille considérée comme une clientèle qui va devoir choisir sa meilleure école. Mais on sait bien que cette liberté, pour la plupart des familles, c’est extrêmement stressant. Et le plus souvent, hélas, c’est l’école qui choisit ses élèves. Ce n’est pas du tout la liberté au sens de l’émancipation des enfants. La liberté passe par des cadres protecteurs ou par des repères clairs, égaux quel que soit le territoire. Quant à la bienveillance, je ne vois pas quel enseignant pourrait être malveillant avec ses élèves. Il y a là une façon de culpabiliser les professeurs comme responsables des dysfonctionnements de l’école, alors qu’il est question d’objectifs pour notre école. La bienveillance selon Blanquer, c’est que ceux qui sont assignés à l’échec ne soient pas trop malheureux… Or, c’est cette assignation à l’échec qui produit de la souffrance et de l’ennui.
Jean-Michel Blanquer est connu pour ses positions libérales. Il annonce vouloir remettre l’école à plat. Qu’en est-il ?
Marine Roussillon C’est l’un de ceux qui appliqué la politique de Sarkozy avec le plus de brutalité. Dans la relation aux enseignants et aux acteurs de l’éducation, on peut s’attendre à du conflit ouvert. Il a mis en place les internats d’excellence. Pour lui, le problème de l’école française, c’est l’égalitarisme. Il prône une éducation individualisée, avec la concurrence des élèves entre eux pour repérer les meilleurs. C’est aussi lui qui avait mis en œuvre le modèle d’éducation prioritaire, avec l’idée qu’il fallait sortir les établissements en difficulté du public et recruter localement les enseignants. Une idée qui revient sur la table aujourd’hui et qui est très dangereuse, car elle entérine le fait qu’il y a une école différente, moins exigeante et plus précaire, pour les enfants des quartiers populaires. Blanquer applique à l’école la phrase de Macron : « Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne font rien. »
S’inscrit-il dans une continuité avec ses prédécesseurs ?
Marine Roussillon Oui. Voilà dix ans qu’on impose l’autonomie des établissements, le contrôle continu, l’individualisation des formations. La refonte du système global d’enseignement répond aux exigences libérales. Ce sont des lignes de fond avec lesquelles Hollande n’a pas rompu. Il n’y a pas de grande rupture avec Macron.
Au fond, quel est le but de cette politique « différentialiste » ?
Marine Roussillon Blanquer et les tenants de cette idéologie néolibérale sont persuadés que la différenciation entre les élèves permettrait de répondre aux problèmes de l’école. Sauf qu’en fait, cette manière de traiter les élèves casse un des derniers lieux où se construit du commun. À l’heure où l’on lance des incantations sur le vivre-ensemble, où l’on s’inquiète d’une société fragmentée, on s’attaque à cet espace où tous les milieux sociaux se croisent et partagent des expériences. Pour moi, il faut faire le lien avec ce qui se passe avec le Code du travail. On casse ce qui va permettre aux salariés d’agir collectivement, on casse la reconnaissance des qualifications, on individualise les formations.