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Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
01.01.2026
37125 articles
La société civile appelait, jeudi, à une manifestation contre les « politiques antisociales ». Mobilisation étouffée dans l’œuf par le déploiement policier.
Pour justifier l’interdiction de la marche pacifique prévue à N’Djamena contre « la mauvaise gouvernance, les injustices de toutes sortes et les mesures antisociales prises par le gouvernement », le ministre tchadien de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Ahmadaye Abdelkerim Bhakit, avait mis en garde contre un « soulèvement populaire qui entraînerait des casses ». Dès l’aube, jeudi, la police, la gendarmerie et la garde nationale étaient déployées dans la capitale, quadrillant les dix points de rendez-vous des marcheurs, dispersant toute tentative de rassemblement. À minuit, la veille, Internet avait été coupé, comme en avril 2016, au moment de l’élection présidentielle qui avait consacré la « réélection »du dictateur Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 1990.
« Le régime est caractérisé par une gouvernance hasardeuse »L’appel à manifester avait été lancé par huit organisations de la société civile, avec le soutien de trois centrales syndicales. Mais, sous la pression des autorités, certaines associations ont finalement décidé, mercredi, de renoncer à cette marche. « Le régime est caractérisé par une gouvernance hasardeuse, au-delà des violations quotidiennes des droits humains. Il continue à faire la sourde d’oreille face aux cris de détresse du peuple tchadien meurtri ; du coup, la rue reste la seule voie envisageable de revendications », expose le collectif Iyina (« On est fatigués » en arabe tchadien). « Les ressources pétrolières ont été mal gérées, gaspillées, détournées. Les dépenses militaires assomment le peuple tchadien, auquel on présente aujourd’hui la facture, avec des hausses de taxes, des coupes dans les dépenses sociales et la menace d’une diminution des salaires », dénonce aussi Michel Barka, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST). La chute depuis 2014 des prix du baril de pétrole a durement affecté l’économie du pays, entraînant ce dernier dans une violente récession. Dès 2016, le régime d’Idriss Déby Itno imposait un plan d’austérité drastique (suppression des bourses destinées à 17 000 étudiants, réduction de 50 % des indemnités allouées aux fonctionnaires, etc.). « En réponse à ces mesures, des plateformes citoyennes, des mouvements de jeunes, des syndicats et des partis d’opposition ont uni leurs efforts pour organiser des manifestations pacifiques et s’élever contre ces politiques d’austérité, parallèlement à des grèves prolongées entreprises par les syndicats. (...) Les autorités ont réagi par des manœuvres d’intimidation, par des arrestations, ainsi que par des restrictions inadmissibles des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique », constatait Amnesty International dans un rapport publié en septembre 2017. Une stratégie répressive qui n’en finit plus d’attiser les tensions sociales.