pcf photo france monde image roman front de gauche pcf paysage news sur mode travail texte
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· André (976)
· L'humanité (853)
· Peintures (489)
· Culture (564)
· Décès (207)
· Absurdité (184)
· Jean Luc Melenchon (416)
· Le parti communiste (436)
· CGT (426)
· Actions Militantes (279)
si vous avez besoin de courses privées, n’hésitez pas à me contacter au 06/08/69 15 00. j’ai une voiture class
Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
· La une de l'humanité
· P.Martinez : M. le premier ministre, votre texte est illégal
· la une du canard enchainé du 22 août 2012
· L’éveil d’une conscience noire samplée dans les années 1980
· Objet : Sondage / Urgent.
· ORIGINE DE LA BURQA .......A FAIRE CONNAITRE !!!!
· Europe sociale: faut-il y croire ?
· Non à tout hommage officiel au général Bigeard
· La Banque centrale européenne bloquée par les Indignés
· Liste des manifestations 11 septembre 2021
· Quand Laurence Parisot nous joue « Martine à la ferme »
· La maire d’Aix-en-Provence renvoyée en correctionnelle
· Québec : Tous nus dans la rue! contre les frais de scolarité
· Dans 1précédente affaire à Drancy, volonté claire d’humilier
· Nous, femmes politiques françaises,
Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
01.01.2026
37125 articles
Un an après le séisme de 2017, les formations de gauche, en ordre encore dispersé, tâtonnent sur leurs stratégies respectives. Entretien.
L’élection d’Emmanuel Macron a fait exploser le paysage politique. Quel en est le bilan pour la gauche, un an après ?
Fabien Escalona Elle a explosé, avec le reste du paysage politique. La première force à gauche qui le structurait, le Parti socialiste, a quasiment disparu. Or il assurait une fonction et des effets qui irradiaient le reste des organisations de gauche, qui se positionnaient par rapport à lui. Cette ère est terminée. C’est assez banal de le constater, mais les effets continuent à se faire sentir. Le PS n’est plus le pôle de référence. Tout est donc à reconstruire. Bien sûr, il existe des candidats à la reconstruction, et les premiers d’entre eux, c’est évidemment la France insoumise. Car, dans la séquence de 2017, c’est la force qui a émergé à gauche, en portant son candidat à près de 20 % au 1er tour. Il y a quelques années, l’avenir de la gauche de transformation sociale semblait inexistant. Elle s’est imposée lors de la présidentielle.
Entre les polémiques et les tentations hégémoniques, Jean-Luc Mélenchon est-il parvenu à capitaliser sur ses 7 millions de voix à la présidentielle ?
Fabien Escalona Pour la France insoumise, le bilan est en demi-teinte. Certes, son groupe est présent à l’Assemblée, et assure un vrai travail parlementaire dans l’opposition à Macron. Elle a su faire émerger de nouveaux visages. Mais pour autant, il n’existe plus aujourd’hui de force d’attraction. L’élargissement spectaculaire de la gauche alternative au moment de l’élection fut une réussite incontestable. Mais depuis, la dynamique est interrompue. Cela nous est indiqué par les résultats électoraux lors des élections partielles, où la FI a tenu son rang, mais n’a pas décollé. Il faut y ajouter des polémiques dommageables, notamment avec le PCF et les Verts, des acteurs du mouvement social, ou récemment en interne avec Clémentine Autain qui mettait en garde contre l’image sectaire du mouvement. Au moment des élections, cette stratégie de tracer des lignes de démarcation très nettes vis-à-vis du PS ou des autres organisations de gauche pouvait encore se justifier. L’enjeu pour la FI à ce moment-là était d’imposer une nouvelle identité politique dans le paysage. Mais la présidentielle a laissé place à une autre temporalité politique, un paysage très différent où le macronisme est central, très compliqué à déloger au niveau national, et où toutes les autres forces sont en déshérence. Donc, là, il aurait sans doute fallu, pour la FI, agréger, dans des formes nouvelles, d’autres forces politiques.
L’effacement progressif du clivage gauche-droite dans le débat politique handicape-t-il cette difficile reconstruction ?
Fabien Escalona Le problème n’est pas tant que l’opposition droite-gauche soit effacée, mais plutôt qu’elle change de sens. Aujourd’hui, elle se définit en termes « culturels », opposant les nationalistes, identitaires, à une vision plus ouverte, plus cosmopolite. C’est le tableau du second tour Macron/Le Pen. Cette opposition-là minore, voire laisse de côté, tout le social, l’écologie, la démocratie… tout ce qui est au cœur de l’identité politique de la gauche alternative. C’est pour cela que le mouvement social actuel représente un espoir pour la gauche. Il impose de nouveaux thèmes à l’agenda et rappelle que le clivage politique doit encore se définir par les enjeux sociaux. D’autant qu’on est désormais dans un paysage qui comporte trois pôles : celui du macronisme, un autre encore plus à droite et à coloration identitaire (FN/Wauquiez) et celui de la gauche alternative. Ce jeu à trois nécessite de revoir les stratégies.
En quoi les prochaines échéances européennes peuvent-elles être une étape décisive ?
Fabien Escalona Tout le monde va essayer de se compter. Aujourd’hui, il n’existe pas de grande initiative de rassemblement à gauche. Chaque force va voir combien elle pèse et risque de grosses désillusions, qui peuvent toucher tout le monde. Soit une force se dégage des autres, ce que souhaite la FI pour démontrer que c’est la seule force qui pèse à gauche. Mais peut-être qu’eux aussi seront très bas. Ce sera un scrutin décisif, comme il l’a toujours été, notamment en 2009, qui a marqué le début de la dynamique du Front de gauche. Il est certain qu’il y aura un avant et un après européennes.
Fabien Escalona
Docteur en sciences politiques