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« Le clitoris menace l'ordre établi »

Publié le 02/11/2019 à 20:30 par andrenicolas Tags : sur vie france fond femme travail place histoire femmes texte news mode roman
« Le clitoris menace l'ordre établi »
« Le clitoris menace l'ordre établi »
Jeudi, 31 Octobre, 2019
Depuis l’Antiquité, de l’Occident à l’Orient, il a été ignoré, méprisé,  coupé… Il a fallu des siècles aux femmes pour enfin s’approprier leur clitoris et en faire un symbole de leur identité. L’historienne et sociologue Delphine Gardey retrace cette histoire intimement liée à la question du plaisir sexuel. Une conquête politique. 
 
Non, ce n’est pas un petit bouton, un bretzel ou un pudendum… Pendant longtemps, tous les euphémismes ont été bons pour désigner l’organe, le seul dont l’unique fonction est le plaisir. Dans les manuels de médecine, jusqu’aux années 1980, pas une ligne sur le clito. Sans utilité pour la reproduction, trop proche du pénis par sa physiologie, cet appendice gêne parce qu’il menace l’ordre établi… Dans « Politique du clitoris », l’historienne et sociologue Delphine Gardey dresse la première étude historique, scientifique et politique de cet organe féminin. Désormais, on le dessine à la craie sur les trottoirs ou on le brandit comme un nouveau moyen de revendication… À la rentrée, il est même entré, entier, dans quatre manuels de sciences de la vie et de la Terre.
 
Le clitoris s’affiche aujourd’hui sur les trottoirs et les murs des villes comme un signe de revendication féministe… Comment l’expliquez-vous ?
En France et en Europe, le clitoris sort enfin du bois ! Le phénomène est récent : trois ou quatre ans tout au plus. Aux États-Unis, artistes et performeuses s’en sont emparés il y a une dizaine d’années. D’abord, cela a été rendu possible par les découvertes anatomiques de la fin des années 1990 :  on sait enfin représenter un clitoris entier, sa partie visible et interne… Cela s’opère en même temps qu’un renouveau des pratiques et des engagements féministes qui a commencé avec le mouvement pour la parité. Les questions politiques émergent : la place des femmes dans le travail, les sciences, comme la sexualité, mais aussi la problématique des violences faites aux femmes. À l’université, les recherches sur les questions de genre sont enfin enseignées. On assiste donc à une « conscientisation » et un renouvellement des savoirs et des formes de militances féministes.
 
Quelle signification faut-il y voir ?
Le clitoris est brandi dans une sorte de fierté… Pour la première fois, des jeunes femmes, activistes, militantes, revendiquent une fierté d’être femme, une fierté avec organe ! Ce n’est plus le manque, l’absence (de pénis) qui prévaut… Le clitoris est un symbole, il circule dans l’espace public, on le voit, on le touche. Dire « j’ai un organe dont je peux me servir comme je l’entends », c’est aussi une façon de prendre sa place dans la vie sociale et politique. Elles ne sont plus définies par ailleurs, mais à partir d’elles-mêmes. Au fond, c’est un instrument très « capacitant ».
On revient de loin… Pendant longtemps le clitoris a été nié, ignoré, vu comme une pathologie. Pourquoi ?
Oui, l’organe dérange. Ça n’est jamais formulé. Mais, au fond, ce qui fait peur, c’est le plaisir féminin. Il perturbe l’ordre social et politique, les modèles en place. Toutes les sociétés, depuis l’Antiquité, aussi bien en Orient qu’en Occident, ont essayé de corriger, d’exclure ou de détruire matériellement l’organe… Il y a longtemps eu cette idée que l’organe est une petite verge. Une sexualité sans les hommes, et donc sans reproduction, est alors possible. Jusqu’au début du XIXe siècle, on croyait qu’un orgasme était nécessaire à la reproduction humaine. Ensuite, l’orgasme féminin n’a plus d’utilité ! Le XIXe siècle se focalise sur le féminin, non pas en tant que siège de la volupté, mais siège de la reproduction. « Toute la femme est dans l’utérus », selon la formule répétée depuis l’Antiquité.