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L'éditorial de Patrick Le Hyaric

Publié le 25/08/2022 à 17:35 par andrenicolas Tags : sur france monde animaux travail nature
L'éditorial de Patrick Le Hyaric
L'éditorial de Patrick Le Hyaric
Il sera intéressant d’étudier le rapport sur les effets de la sécheresse que s’apprête à publier la commission européenne. Les paysans-travailleurs, comme les ouvriers du bâtiment ou celles et ceux qui font vivre l’économie de la montagne en connaissent pour eux-mêmes les redoutables conséquences. Pour certaines familles cet été a viré au cauchemar. Le directeur de l’institut Simon Laplace, Robert Vautard, a récemment expliqué que « la vague de chaleur de 2022 aurait été exceptionnelle au cours du 20e siècle, elle ne l’est plus aujourd’hui. Nous avons des événements d’amplitude comparable en juin 2011, 2017, 2019 et très peu avant ; il faut craindre que ce type d’événement se multiplie dans les décennies à venir en France. Par ailleurs, les extrêmes climatiques de différentes natures se multiplient aussi dans le monde, dans des pays dont l’économie est très vulnérable ».
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Autrement dit, ce qui était exceptionnel risque fort de devenir la règle ; ceci pose d’ores et déjà de multiples problèmes d’adaptation pour l’économie et particulièrement et pour le nouveau modèle de production agricole à inventer. Les enjeux de l’eau ne sont pas les moindres. En effet, sur un volume annuel d’eau consommé estimé à 5,3 milliards de mètres cubes, l’agriculture en prélève 45%, devant les centrales nucléaires pour leur refroidissement 31% et l’eau potable 21%. Le déficit de pluie régulière provoque des ravages sur les cultures céréalières et sur les pâturages aujourd’hui dans l’impossibilité de fournir l’herbe nécessaire aux vaches laitières et aux bovins.
Ce tableau ne serait pas complet s’il ne prenait pas en compte d’autres facteurs décisifs. Les difficultés au travail dans plusieurs secteurs sont aggravées par les canicules. Celles-ci ont de redoutables conséquences sur la santé humaine : L’agence Santé publique France a proposé une estimation monétaire de leur impact sanitaire durant les épisodes de canicule, entre les années 2015 et 2020. Les coûts directs sont ceux liés au recours aux services médicaux comme la durée d’hospitalisation, les urgences, la consultation de SOS médecin. À ceci s’ajoutent des coûts indirects liés au manque de main d’œuvre suite aux arrêts de travail causés par les épisodes caniculaires.
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Ces coûts représentent 31 milliards d’euros pour la mortalité, 6 milliards pour la perte de bien-être et 31 millions pour le recours aux soins. Selon l’auteur de cette étude de Santé publique France, il est possible que ces coûts soient encore dépassés cette année. De plus, la banque de France estimait que les canicules causent 150 000 décès par an dans le monde.
Tarder à prendre en compte les dérèglements climatiques coûte donc cher aux individus, aux travailleurs et aux secteurs économiques avec des pertes globales très importantes et en augmentation. Le court termisme capitaliste est destructeur pour la nature et a de redoutables conséquences sur tous les êtres humains et les animaux. Une autre logique doit donc être promue. Non pas celle qui culpabilise les individus et ceux qui travaillent, mais un changement de voie radicale mariant bien vivre, efficacité sociale, économique et écologique.
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