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Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
24.11.2025
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Enfin de bonnes nouvelles du monde entier : les médecins parlent en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis !
« Face aux mesures gouvernementales “disproportionnées et nuisibles à la population”, à l’absence d’enquêtes indépendantes et au manque de transparence dans la gestion des informations épidémiologiques, un collectif d’enquête internationale regroupant 2 000 médecins et experts a été constitué à Stuttgart (en Allemagne), avec plus de 5 000 membres. »
Enfin ! on n’y croyait plus ! Certes des voix – y compris médicales – s’étaient élevées avec courage comme celle du Pr Perronne, de l’équipe de Marseille et certains généralistes comme le Dr Violaine Guérin, le Dr Martine Wonner et quelques autres, mais un large groupe comme ceux qui viennent d’émerger en cette fin juillet aura plus de mal à passer pour « complotiste » comme est désignée toute personne opposée ou au moins critique de la pensée unique officielle mondialiste sous les ordres de l’OMS, elle-même aux ordres et financée par le milliardaire Bill Gates dont la légitimité sanitaire ne tient qu’aux dollars qu’il fait ruisseler.
Initiative initiale en Allemagne
Ce collectif a été lancé fin mai à Stuttgart et a décidé d’un collectif d’enquête internationale. Il a regroupé initialement 2 000 médecins et experts a été constitué à Stuttgart (en Allemagne), avec plus de 5 000 membres actuellement. Il se dénomme : ACU (commission d’enquête extraparlementaire Corona), cette commission d’enquête indépendante se veut internationale et citoyenne.
« Face aux mesures gouvernementales “disproportionnées et nuisibles à la population”, à l’absence d’enquêtes indépendantes et au manque de transparence dans la gestion des informations épidémiologiques et scientifiques, l’ACU veut faire la lumière sur la réalité de l’épidémie, en faisant appel à la contribution citoyenne, et aux experts indépendants du monde entier. »
Ce collectif enfin rassemblé a été éminemment choqué par l’attitude invraisemblable des médias internationaux tout au long de cette crise pendant laquelle la vérité médicale a semblé à mille lieux de l’intérêt des journalistes autorisés.
HONTEUSE INTERDICTION DE LA CHLOROQUINE
La polémique autour de la chloroquine et son invraisemblable interdiction, son classement comme substance vénéneuse fin janvier quand sont apparus les premiers cas européens a particulièrement frappé tous les esprits puisqu’elle est de fait à l’origine de la multiplication des décès dans les pays comme la France ou la Belgique qui ont appliqué la politique du pire.
Transformer le traitement par chloroquine en bataille politique anti-Trump ou anti-Bolsonaro s’est retourné contre les peuples. En France on peut encore lire aujourd’hui par certains trolls tweetos (en général à neuf abonnés) que le Pr Raoult est un affreux d’extrême droite et qu’on ne le soutiendra jamais car il ment comme tous les mecs de droite. Sacrifier les patients pour les bagarres de bas niveau politique est vraiment navrant. La chloroquine marche comme le prouvent de nombreuses études internationales y compris randomisées et surtout le taux extrêmement faible de décès de Français en zone sud qui a bénéficié du traitement Raoult de Marseille à Nice.
Le collectif allemand est outré également contre le cinéma des masques « jugés inutiles sauf pour le personnel soignant, mais qui devient subitement obligatoire dès lors que des milliards y ont été investis et qu’ils sont disponibles dans les magasins ». Les autres points faisant polémique seront étudiés par cette commission d’enquête indépendante, en particulier contre l’interdiction du traitement par Artemisia alors que cet antipaludéen comme la chloroquine semble très efficace dans les pays qui l’utilisent et son prix de revient est encore très inférieur à la chloroquine. Cela a valu à l’OMS la rupture avec plusieurs pays africains.
La polémique sur les vrais chiffres des malades et des morts dus au Covid-19
Il est évident que les vrais chiffres de mortalité du Covid ont été très gonflés dans la plupart des pays et le sont encore. Mourir à l’hôpital en France aujourd’hui est encore mourir de Covid, même si vous avez eu un accident de voiture. L’absence générale d’autopsie rendra très difficile l’établissement de la vérité, mais on aura tout de même des surprises.
La maltraitance et l’assassinat des vieux nous a révoltés depuis fin mars mais les Français et les médecins pour la plupart ont courbé l’échine. Comme quoi inculquer la peur au peuple est terriblement efficace, d’autant qu’on ne sait pas comme éteindre cette peur car les arguments rationnels ne touchent pas ceux qui ont été devenus membres de la secte Covid.
Le décret autorisant l’euthanasie des pensionnaires des Ehpad contaminés par le Covid-19, ou suspectés de l’être a été une phase tragique de notre histoire. Dès fin mars les services ont refusé l’hospitalisation des personnes âgées de plus de 75 ans (parfois moins) uniquement sur des critères d’âge et non pas d’évaluation individuelle de la possibilité de bénéficier de la réanimation. Le Samu a refusé de les transporter à l’hôpital et injonction a été donnée aux médecins et personnel des Ehpad de les laisser sous Doliprane sans même donner les antibiotiques prescrits pendant les épidémies de grippe précédentes. Et au moindre doute sur aggravation respiratoire, Covid ou pas Covid, injection de Rivotril pour induire une mort douce non demandée. Meurtre et non euthanasie, en l’absence des proches ; pas de témoin, c’est mieux pour un assassinat prémédité sur injonction du pouvoir et refus aux proches de voir le cadavre de la personne décédée. Pas d’autopsie. Incinération le plus souvent possible. Ces pratiques niées par les gouvernants ont bel et bien eu lieu et les consignes données par la société de soins palliatifs en témoignent sur le net. Elles seront examinées à la loupe par la commission dite ACU.
Celle-ci compte aussi analyser le scandale absolu des essais vaccinaux imposés à l’Afrique contre financement politique, et bien sûr la tentative de mise sur le marché à toute vitesse hors des procédures habituelles que tentent d’imposer les firmes avec la collaboration honteuse de l’Union européenne.
Ce collectif veut mettre en place « un projet de participation intergénérationnel par des citoyens pour des citoyens ». Chacun peut soutenir le projet avec ses connaissances, son expérience et ses contributions sous forme de conférences et d’entretiens.
Les informations seront diffusées au niveau international en plusieurs langues. L’ACU a mis en place une plateforme internationale accessible à tous, via l’adresse : www.acu2020.org et invite les citoyens de tous pays à contribuer.
Écoutez la conférence de presse de 3 experts de l’ACU, notamment les Drs. Schöning, Schiffmann, Haditsch qui invitent experts et témoins à recueillir des preuves publiques qui seront mises en ligne quasiment en flux direct, sur le site internet multilingue de l’ACU, pour garantir la transparence du contenu de la plateforme.
L’ACU est financée exclusivement par des dons. Pour contacter la commission, tout citoyen est invité à adresser un courriel à : kontakt(@)aerzte-fuer-aufklaerung.de
(d’après le résumé en français de Kouadio KOUAMÉ)
Voir aussi : http://www.cielvoile.fr/2020/07/commission-d-enquete-extraparlementaire-sur-le-corona.html
Et les médecins américains se mettent à parler en faveur de la chloroquine
Résistons ! nous verrons la prochaine fois la résistance des médecins américains qui se met en place et fait peur à Big Pharma et alliés qui sont allés jusqu’à supprimer la vidéo de la conférence de presse vue 33 millions de fois. YouTube, Facebook et Google ont supprimé les liens mais la vidéo continue à circuler. On ne peut pas faire taire le peuple même si certains d’entre eux acceptent le masque de la honte et de la soumission.
« VIDÉO CENSURÉE par Google, Facebook etc. des médecins américains sur l’HCQ. Ci-joint le lien de la vidéo. “Le chèque de Big Pharma ou la menace du retrait de recettes publicitaires sur-le-champ a dû produire son effet” dit un internaute mais il nous donne un nouveau lien :
https://www.meerodrop.com/fr/drop/cb3e5685-5cb3-4d4a-a1d7-80f3676f7e44
« La liberté sera toujours plus forte, conclut-il »
Troisième volet, les médecins espagnols se réunissent et parlent aussi
Nous en reparlerons.
En attendant, des médecins suisses, italiens se rallient à ces collectifs. Espérons que les médecins français relèveront la tête et ne seront pas les derniers à faire éclater la vérité sur cette vaste mystification. Répétons une nouvelle fois que l’épidémie est terminée et que comme d’autres peuples, les Bulgares, les Serbes, il faut se battre pour retrouver une vie normale, seule capable de limiter les dégâts en particulier psychiques que la prolongation des mesures liberticides aggrave jour après jour.
Nicole Delépine

La majorité accourt pour éteindre l’incendie politique et défendre Christophe Castaner, qui avait parlé d’« attaque » de la Pitié-Salpêtrière.
Comment le ministre de l’Intérieur peut-il encore tenir en place ? Discrédité par les témoignages des gardés à vue de la Pitié-Salpêtrière (voir ci-contre), après les affirmations des personnels soignants et le relais de nombreuses vidéos, Christophe Castaner a préféré joué sur les mots vendredi. Le locataire de la Place Beauvau a consenti qu’il « n’aurai(t) pas dû employer » le terme d’« attaque », utilisé précipitamment et relayé par les médias comme un fait établi, mais plutôt d’« intrusion violente » pour qualifier le retranchement des manifestants. Une faute grave ? Pas pour le chef du gouvernement qui, lui, a réaffirmé « toute (s)a confiance » à Christophe Castaner. « S’agissant des polémiques qui ont agité le monde médiatico-politique, je crois savoir que le ministre de l’Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu’il a utilisé », a tranché Édouard Philippe, désireux de clore un débat qui dépasse la simple maladresse linguistique. « Bien sûr qu’il est à sa place », couvrait également hier le patron de la République en marche, Stanislas Guérini, pour qui « la majorité fait bloc » derrière un ministre « injustement attaqué ».
Seulement, les oppositions ne comptent pas en rester là. Les appels à la démission, de Jean-Luc Mélenchon (FI) à Benoît Hamon (Génération.s) en passant par Fabien Roussel (PCF), se sont multipliés. Le rétropédalage de Christophe Castaner n’est qu’un « demi-mea culpa » qui n’aurait jamais eu lieu si le ministre n’avait pas été « attrapé en flagrant délit de mensonge », tance Ian Brossat (PCF), pour qui il a « instrumentalisé » les événements. En cela, selon le député FI Adrien Quatennens, « il n’est pas digne de sa fonction et doit s’en aller sans délai ». À droite, aussi, on estime que « le vrai problème n’est pas que M. Castaner emploie un mot ou un autre », pointe Guillaume Larrivé (LR), « c’est qu’il n’ait toujours pas compris que la mission du ministre de l’Intérieur n’est pas de commenter hâtivement, mais de diriger sérieusement la Place Beauvau ».
Dérive autoritaire du pouvoirC’est en ce sens que les parlementaires communistes et socialistes ont demandé que le ministre vienne s’expliquer devant les commissions des Lois de l’Assemblée et du Sénat, comme il fut contraint de le faire dans l’affaire Benalla. « S’il s’avérait (qu’il) a relayé sciemment ou pas de fausses informations non vérifiées, se trouverait dès lors posée la question du maintien de la confiance que lui accordent le président de la République et le premier ministre », écrivent les députés PS. En cause également, ces « ultra-violences policières » que condamne le collectif les 34 de la Pitié. Malgré la multiplication des images démontrant une dérive autoritaire du pouvoir, Christophe Castaner, qui soutient qu’il n’a « jamais vu un membre des forces de l’ordre attaquer un manifestant », n’aura pas un mot à ce sujet. Pour la présidente du groupe CRCE au Sénat, Éliane Assassi, le but de l’audition est « d’obtenir de (sa) part des explications sur l’action des forces de l’ordre (le 1er Mai – NDLR), que ce soit au sujet des charges violentes et jets de gaz lacrymogène dont ont été victimes les cortèges syndicaux, à l’instar des manifestants », ou sur les « contrevérités » sur les événements à la Pitié-Salpêtrière. La sénatrice appelle à « engager une commission d’enquête ».
Depuis sept ans, depuis le moment où Julian Assange s’est réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres, ils nous disent que nous avions tort, que nous étions des théoriciens du complot paranoïaques. On nous a dit qu’il n’y avait aucune menace réelle d’extradition d’Assange vers les États-Unis, que tout cela était dans notre imagination fiévreuse.
Depuis sept ans, nous avons dû subir le chœur de journalistes, de politiciens et d’"experts" nous racontant qu’Assange n’était rien de plus qu’un fugitif de la justice, et que les systèmes juridiques britannique et suédois pouvaient traiter son cas en pleine conformité avec la loi. Pendant tout ce temps, pratiquement aucune voix "dominante" ne s’est exprimée en sa défense.
Dès qu’il a demandé l’asile, Assange fut présenté comme un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks - une plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l’histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés dans les profondeurs de l’État profond - a été effacé de l’histoire.
Assange est passé de l’une des quelques figures dominantes de notre époque - un homme qui occupera une place centrale dans les livres d’histoire, si notre espèce vit assez longtemps pour écrire ces livres - à rien de plus qu’un délinquant sexuel malpropre qui a violé les conditions de sa liberté provisoire.
La classe politique et médiatique ont élaboré un récit fait de demi-vérités sur des accusations sexuelles pour lesquelles Assange faisait l’objet d’une enquête en Suède. Ils ont négligé le fait qu’Assange avait été autorisé à quitter la Suède par l’enquêteur initial, qui avait abandonné l’enquête, pour être ensuite relancé par un autre enquêteur avec un programme politique bien connu.
Ils ont omis de mentionner qu’Assange s’est toujours déclaré prêt à être interrogé par les procureurs suédois à Londres, comme cela avait été le cas dans des dizaines d’autres affaires impliquant des procédures d’extradition vers la Suède. C’était presque comme si les autorités suédoises ne voulaient pas présenter les preuves qu’elles prétendaient avoir en leur possession.
Les médias et les courtisans politiques n’ont cessé de souligner la violation de la liberté sous caution d’Assange au Royaume-Uni, ignorant le fait que les demandeurs d’asile, fuyant la persécution légale et politique, généralement ne respectent pas les conditions imposées par les autorités de l’Etat à l’origine de leur demande asile.
L’élite politique et médiatique a ignoré les preuves de plus en plus nombreuses d’un grand jury secret en Virginie formulant des accusations contre Assange, et a raillé les craintes exprimées par Wikileaks selon lesquelles l’affaire suédoise pourrait couvrir une tentative plus sinistre des États-Unis pour extrader Assange et l’enfermer dans une prison de haute sécurité, comme Chelsea Manning.
Ils ont minimisé le verdict rendu en 2016 par un groupe d’experts juridiques des Nations Unies selon lequel le Royaume-Uni détenait arbitrairement Assange. Les médias s’intéressaient davantage au bien-être de son chat.
Ils n’ont pas tenu compte du fait qu’après le changement de président de l’Equateur - avec le nouveau président désireux de gagner les faveurs de Washington - Assange a été placé sous des formes de plus en plus sévères d’isolement cellulaire. Il s’est vu refuser l’accès aux visiteurs et aux moyens de communication, violant à la fois son statut d’asile et ses droits humains, et menaçant son bien-être mental et physique.
De même, ils ont ignoré le fait que l’Équateur avait accordé à Assange le statut diplomatique et la citoyenneté équatorienne. La Grande-Bretagne était obligée de lui permettre de quitter l’ambassade, en usant de son immunité diplomatique, pour se rendre sans encombre en Équateur. Aucun journaliste ou politicien "grand public" n’y a prêté attention.
Ils ont fermé les yeux sur le fait qu’après avoir refusé d’interroger Assange au Royaume-Uni, les procureurs suédois décidèrent d’abandonner discrètement les poursuites contre lui en 2015. La Suède avait gardé cette décision secrète pendant plus de deux ans.
C’est une demande d’accès à l’information émanant d’un allié d’Assange, et non d’un média, qui a révélé des documents montrant que les enquêteurs suédois avaient, en fait, voulu abandonner les poursuites contre Assange en 2013. Le Royaume-Uni, cependant, a insisté pour qu’ils continuent cette mascarade afin qu’Assange puisse rester enfermé. Un fonctionnaire britannique a envoyé un courriel aux Suédois : "Ne vous avisez pas de vous dégonfler !!!"
La plupart des autres documents relatifs à ces conversations n’étaient pas disponibles. Ils avaient été détruits par le service du Procureur général du Royaume-Uni en violation du protocole. Mais personne dans l’establishment politique et médiatique ne s’en soucia, évidemment.
De même, ils ont ignoré le fait qu’Assange a été contraint de se cacher pendant des années à l’ambassade, dans des conditions extrêmes de détention à domicile, même s’il n’avait plus de cas à répondre en Suède. Ils nous ont dit – avec le plus grand sérieux - qu’il devait être arrêté pour avoir enfreint les conditions de sa mise en liberté sous caution, ce qui serait normalement sanctionné par une amende.
Et peut-être plus grave encore, la plupart des médias ont refusé de reconnaître qu’Assange était journaliste et éditeur, même si, ce faisant, ils s’exposaient aux mêmes sanctions draconiennes si jamais ils devaient être réduits au silence, eux ou leurs publications. Ils ont approuvé le droit des autorités américaines de s’emparer tout journaliste étranger, où qu’il se trouve dans le monde, et de l’enfermer à l’abri des regards. Ils ont ouvert la porte à une nouvelle forme spéciale de « restitution » pour les journalistes.
Il n’a jamais été question de la Suède ou des violations de la liberté sous caution, ni même du récit désormais discrédité du Russiagate, comme n’importe qui ayant prêté la moindre attention aurait du le deviner. Il s’agissait de l’Etat Profond américain faisant tout ce qui était en son pouvoir pour écraser Wikileaks et faire de son fondateur un exemple.
Il s’agissait de s’assurer qu’il n’y aurait plus jamais de fuite comme celle de Collateral Murder, la vidéo publiée par Wikileaks en 2007 qui montrait des soldats américains célébrant le meurtre de civils irakiens. Il s’agissait de s’assurer qu’il n’y aurait plus jamais de publication de câbles diplomatiques américains, comme ceux publiés en 2010 qui ont révélé les machinations secrètes de l’empire américain pour dominer la planète quel qu’en soit le coût en termes de violations des droits humains.
A présent, le simulacre est terminé. La police britannique a envahi le territoire diplomatique de l’Équateur - invité par l’Équateur après avoir jeté par dessus bord le statut d’asile d’Assange - pour le mettre en prison. Deux États vassaux ont coopéré pour obéir aux ordres de l’empire américain. L’arrestation n’avait pas pour but d’aider deux femmes en Suède ou de réprimer une infraction mineure à la liberté sous caution.
Non, les autorités britanniques ont agi en vertu d’un mandat d’extradition des États-Unis. Et les accusations que les autorités américaines ont concoctées ont trait aux premiers travaux de Wikileaks révélant les crimes de guerre commis par l’armée US en Irak - les choses dont nous avons tous convenu un jour étaient dans l’intérêt public, et que les médias britanniques et américains ont réclamé à cor et à cri de publier eux-mêmes.
Pourtant, les médias et la classe politique ferment les yeux. Où est l’indignation devant les mensonges qu’on nous sert depuis sept ans ? Où est la contrition d’avoir été dupé si longtemps ? Où est la fureur contre la liberté de la presse la plus élémentaire - le droit de publier - piétinée pour faire taire Assange ? Où est la volonté de prendre enfin la parole pour défendre Assange ?
Il n’y a rien. Il n’y aura pas d’indignation à la BBC, ni au Guardian, ni à CNN. Rien de plus que des reportages - curieux, impassibles, voire gentiment moqueurs du sort d’Assange.
Et c’est parce que ces journalistes, ces politiciens et ces experts n’ont jamais vraiment cru ce qu’ils disaient. Ils savaient depuis le début que les Etats-Unis voulaient faire taire Assange et écraser Wikileaks. Ils le savaient depuis le début et ils s’en moquaient. En fait, ils ont conspiré volontiers pour ouvrir la voie à l’enlèvement d’Assange aujourd’hui.
Ils l’ont fait parce qu’ils ne sont pas là pour défendre la vérité, ni pour défendre les gens ordinaires, ni pour protéger une presse libre, ni même pour faire respecter le droit. Ils se fichent de tout ça. Ils sont là pour protéger leur carrière et le système qui les récompense avec de l’argent et de l’influence. Ils ne veulent pas d’un arriviste comme Assange qui donne des coups de pied dans leur fourmilière.
Maintenant, ils vont nous submerger avec une nouvelle vague de mensonges et de distractions à propos d’Assange pour nous maintenir anesthésiés, pour nous empêcher d’être en colère alors que nos droits sont réduits à néant, et pour nous empêcher de réaliser que les droits d’Assange et les nôtres sont indivisibles.
Nous résisterons ensemble, ou nous tomberons ensemble.
Jonathan Cook
Pour faire un don à Jonathan Cook (qui n’est pas payé pour écrire...)
https://www.jonathan-cook.net/supporting-jonathan/
Pour Arié Alimi, avocat de la militante pacifiste victime de violences policières, à Nice, le 23 mars dernier, les nombreux conflits d’intérêts dans cette enquête rendent impératif un dépaysement de l’affaire hors des Alpes-Maritimes.
Selon les révélations de nos confrères de Mediapart lundi soir, la commissaire divisionnaire chargée de l’enquête dans l’affaire Geneviève Legay, cette militante d’Attac blessée le 23 mars dernier lors d’une manifestation à Nice, n’est autre que la conjointe du commissaire Rabah Souchi, responsable des opérations policières ce jour-là et fortement mis en cause pour avoir ordonné de charger les manifestants. L’avocat de la militante pacifiste dénonce une « affaire biaisée » par un enchevêtrement de conflits d’intérêts structurel et personnel et le rôle trouble de l’hôpital dans cette affaire.
La commissaire chargée de l’enquête est la compagne du commissaire chargé du maintien de l’ordre le 23 mars dernier. Comment réagissez-vous ?
Arié Alimi Je trouve cela absolument tragique. C’est révélateur de ce que sont les enquêtes pour violences policières avec un traitement qui porte en lui, structurellement, un conflit d’intérêts. Mais ici c’est le paroxysme : le conflit d’intérêts structurel se double d’un conflit d’intérêts familial. Le procureur avait connaissance de ce lien, il l’a reconnu, mais considère que ça n’est pas un problème. C’est dramatique. Pourtant, les articles 1 et 2 de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique sont clairs : les « personnes chargées d’une mission de service public » doivent veiller à « faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts ». Ce dernier est constitué par « toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ». Ici, la fonctionnaire chargée de l’enquête est la compagne du commissaire Souchi, mis en cause dès les premiers instants pour avoir ordonné cette charge. Ce conflit d’intérêts personnel aurait dû être déclaré par la fonctionnaire de police, par le commissaire Souchi, par les autres policiers qui enquêtaient, mais également par le procureur, qui aurait dû mettre le holà immédiatement ! Mais visiblement, il y a ici une volonté délibérée d’empêcher la manifestation de la vérité, voire de lui donner un autre tournant…
Vous pointez un autre conflit d’intérêts, celui lié à l’hôpital…
Arié Alimi L’hôpital a un rôle particulièrement étrange dans cette affaire alors qu’il compte au sein de son conseil d’administration Christian Estrosi (maire de Nice – NDLR), qui s’est publiquement exprimé sur cette affaire pour soutenir les forces de l’ordre. Dès le lendemain des faits, l’hôpital a permis aux fonctionnaires de police d’interroger Geneviève Legay, alors qu’elle est sous haute dose de morphine, avec plusieurs fractures du crâne et un hématome qui continue de couler dans son cerveau. Des fonctionnaires de police se succèdent à son chevet, non pas pour l’interroger gentiment, mais pour recueillir des aveux sur son lit d’hôpital, on peut parler d’une forme de torture. Pour lui faire avouer quoi ? Que ce n’est pas un policier, mais un journaliste qui serait à l’origine de sa chute… Fort heureusement, Mme Legay a du caractère et, même dans un état d’affaiblissement important, elle leur a clairement dit que ça n’était pas vrai et cela figure sur le procès-verbal. L’hôpital considérait pourtant qu’elle n’était pas en état de répondre à des questions, puisqu’ils ont refusé de laisser rentrer les journalistes requis par Mme Legay ! Ils ont également fait obstacle à la venue de son avocat, ma photo figurant sur le portable des vigiles de l’hôpital, ils étaient censés m’empêcher de rentrer. On a vraiment assisté à un hôpital prison, ordonné par la direction liée au maire de la ville, visant à empêcher que Mme Legay ne s’exprime à l’extérieur.
Pour votre confrère Adrien Verrier, avocat du policier mis en cause, dès lors que l’enquête n’a pas été classée sans suite, c’est la preuve qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts…
Arié Alimi Il suffit de regarder la chronologie et la réalité du fonctionnement de l’enquête, cela ne tient pas. On a, au contraire, un procureur de la République qui a tout fait pour empêcher la manifestation de la vérité. Il faut rappeler qu’il a volontairement refusé d’ouvrir une enquête préliminaire, malgré nos demandes réitérées. S’il l’avait fait, l’IGPN aurait été saisie automatiquement. C’est une volonté délibérée de garder l’enquête au sein des services policiers et d’empêcher un regard objectif. C’est uniquement grâce aux révélations de la presse que l’enquête a continué, puisque, dans ses premières déclarations, le procureur affirmait que ce n’était pas un fonctionnaire de police qui était à l’origine des blessures de Geneviève Legay.
Ce conflit d’intérêts est-il l’erreur d’un homme (le procureur qui a nommé cette enquêtrice) ou révélateur d’un système plus large ?
Arié Alimi C’est les deux, comme souvent. Il y a d’abord une logique de système, avec une impossibilité pour l’État mis en cause de reconnaître la réalité même des violences policières. Il suffit d’écouter les déclarations de MM. Castaner et Macron pour qui il n’y a pas de violences policières dans un État de droit. Au-delà de ce problème structurel, nous avons ici un problème niçois avec un État dans l’État. Les témoins ont peur, j’ai même reçu des appels de fonctionnaires de police, choqués par ce qui était arrivé à Mme Legay, effrayés au simple fait de parler. Cette omerta ressemble à l’atmosphère de la mafia sicilienne. C’est une logique de réseau, de clientélisme. On peut parler de logique mafieuse quand on voit le fonctionnement du pouvoir niçois, les liens entre le maire, le préfet des Alpes-Maritimes, le procureur de la République, qui a sur le dos une enquête du parquet national financier pour corruption et trafic d’influence. À Nice, j’ai été reçu comme un ennemi par les juges d’instruction. La greffière a refusé de prendre la constitution de partie civile, je n’ai jamais vu ça en seize ans de carrière, jamais. C’est pour cela que je demande le dépaysement, pour une justice apaisée. Comment laisser cette enquête dans les mains d’un procureur qui a menti à la population française et qui a eu connaissance des conflits d’intérêts sans rien faire ?
Comment va Geneviève Legay aujourd’hui ?
Arié Alimi Elle se remet doucement, mais il y a eu une forme de dissimulation de l’hôpital Pasteur-2. Quand ils ont annoncé dès le lendemain qu’elle était dans un état stable, en réalité son hématome sous-dural continuait à s’épancher. Cette hémorragie dans la boîte crânienne a continué pendant une semaine. Ils ont refusé de le dire. Elle aurait pu en mourir. Aujourd’hui, fort heureusement, l’hématome s’est arrêté, mais ça a créé une pression intracrânienne qui lui fait perdre l’usage de pas mal de sens : elle voit trouble, a perdu l’audition d’une oreille et l’odorat. Le nouvel hôpital où elle a été transportée (hier – NDLR) lui a découvert une fracture du coccyx. Les blessures sont bien plus graves que ne le laissaient entendre les déclarations de l’hôpital. De telles blessures, pour une femme de 73 ans, auraient pu lui être fatales.
Les révélations récentes dans l’affaire Geneviève Legay et Ismaël Emelien démontrent, chacune à leur manière, à quel point le mensonge et la manipulation sont usités au plus haut niveau de l’État pour se protéger. Une pratique irresponsable qui brise la confiance dans les institutions.
Et dire que le candidat Emmanuel Macron avait promis de « moraliser » la vie politique… De la démission en cascade de ses ministres (dont le garde des Sceaux) jusqu’à l’affaire Benalla en passant par la gestion des gilets jaunes, ces – bientôt – deux années de mandat auront été, sur ce point, un contre-exemple des plus navrants pour le chef de l’État. Mais avec lui, malheureusement, le pire semble toujours à venir. Pour preuve, ces deux affaires récentes – Geneviève Legay et Ismaël Emelien – dont les derniers rebondissements démontrent, chacune à leur manière, à quel point le mensonge et la manipulation sont usités au plus haut niveau de l’Étit Macron.
La gestion du cas de Geneviève Legay, cette militante d’Attac blessée à la tête après avoir chuté lors de l’acte XIX des gilets jaunes, le 23 mars à Nice (Alpes-Maritimes), est accablante pour le pouvoir. Lundi 25 mars, le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, était affirmatif : non, la septuagénaire au drapeau arc-en-ciel n’avait « pas été touchée par des policiers ». En dépit de plusieurs vidéos troublantes, ce magistrat du parquet, lié hiérarchiquement à la chancellerie, va répéter qu’ « il n’y a eu aucun contact direct entre un policier et cette dame ». Idem pour le préfet Georges-François Leclerc, qui reprend cette version. Tout comme Emmanuel Macron qui, sans aucune forme de prudence, assure dans les colonnes de Nice Matin du 25 mars que « cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre ». Avant de faire la morale à la militante de la paix : « Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable (…). Je lui souhaite un bon rétablissement et une certaine forme de sagesse… »
Des conseils qu’il devrait s’appliquer à lui-même. Car, comme l’a révélé jeudi soir Médiapart, le procureur de la République et a fortiori le chef de l’État ne pouvaient ignorer, au moment où ils se sont exprimés, que l’hypothèse qu’un policier ait poussé Geneviève Legay était tout à fait possible. Selon le site d’information, dès le samedi 23 mars, à 19 h 05, le procès-verbal d’un officier de police judiciaire mentionnait : « Selon les premiers éléments recueillis, la septuagénaire aurait été bousculée par un homme qui portait un bouclier, sans plus de précisions[sic]. » Au cours de son audition, un autre policier précise : « Nous avons chargé, donc effectivement nous avons poussé les personnes devant nous. (…) C’est après la charge en me retournant que j’ai constaté qu’une femme était à terre. »
Comment, avec ces éléments en main et les multiples vidéos accusatrices diffusées sur les réseaux sociaux ( l’Humanité du 27 mars), le procureur, le préfet et le chef de l’État ont-ils pu être aussi péremptoires et empressés de disculper les forces de sécurité ? Deux solutions : soit ils ignoraient ces premiers retours de l’enquête, auquel cas ils se sont exprimés avec une partialité et une légèreté coupables ; soit, et c’est le plus probable, ils savaient que le doute pouvait exister, mais ils ont préféré mentir pour dédouaner les forces de sécurité de toute responsabilité et protéger l’exécutif. Dans les deux cas, c’est gravissime. Et on songe aux méthodes de Nicolas Sarkozy, dont les dénégations dans les heures qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna, à Clichy-sous-Bois, en 2005, ont attisé la colère des habitants.
« On est face à un mensonge d’État très clair, estime pour sa part Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac. Et il est fou de voir que c’est grâce au travail journalistique que, heureusement, cela peut éclater. À quoi ça tient… »Vendredi, le procureur de la République a été obligé de faire volte-face et de reconnaître que Geneviève Legay a bien été heurtée par un policier, annonçant dans la foulée l’ouverture d’une information judiciaire. Non sans continuer à s’arranger avec les faits. En conférence de presse, Jean-Michel Prêtre a expliqué que c’était un fonctionnaire de police « isolé et dépourvu de bouclier [qui] avait écarté du bras, vers sa droite, madame Legay, provoquant ainsi la chute de cette dernière ». Traduction ? C’est ce policier – et lui seul – qui a commis une faute professionnelle. L’agent en question a exprimé hier de « sincères regrets » à la victime. Mais refuse de jouer les boucs émissaires : « Il tient à rappeler qu’il n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie », glisse son avocat.
« On voit bien qu’ils vont essayer de le charger au maximum pour épargner les donneurs d’ordres, notamment celui à l’origine de la violente charge, reprend Raphaël Pradeau. Le procureur remplace un mensonge par un autre mensonge. C’est pour ça que l’on réclame le dépaysement de cette affaire, qui est loin d’être finie… »Les avocats de la famille Legay ont déjà déposé plainte contre X pour « violence volontaire en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et sur personne vulnérable » et pour « subornation de témoin ». Ils pourraient désormais ajouter « faux et usage de faux »ou « faux témoignage ».
« C’est tout un système qui est en cause,souligne Raphaël Pradeau. Et qui va jusqu’à celui qui explique que les gilets jaunes sont des ennemis de l’intérieur, des factieux et qu’il convient de les réprimer largement. » En clair, Emmanuel Macron qui, cette fois, ne s’est pas précipité pour rectifier son mensonge. Pas un mot jusqu’ici. Après le changement de version du procureur, M e Arié Alimi, avocat de Geneviève Legay, en a souri sur Twitter : « La famille est soulagée. Souhaitons qu’Emmanuel Macron ait “une forme de sagesse” et lui adresse ses excuses… » Sait-on jamais ?
Mais le président est sûrement déjà très occupé. Notamment à préparer de nouveaux éléments de langage pour parer l’autre affaire du week-end qui le touche, encore une fois, de très près. Et où les mêmes mécanismes de manipulation et de dissimulation apparaissent clairement. Depuis des mois, le chef de l’État, initiateur d’une loi anti-« fake news », aime à se faire le promoteur de la transparence sur les réseaux sociaux. Lors de sa rencontre avec les intellectuels, le 18 mars, il a encore appelé à lever une « certaine forme d’anonymat », réclamant que l’on sache « d’où les gens parlent et qui ils sont ». C’est beau. Mais vendredi, patatras !, le retour à la réalité de sa pratique du pouvoir est brutal : Ismaël Emelien, son proche conseiller qui a démissionné de l’Élysée le 11 février, est épinglé par le Monde pour avoir propagé de fausses nouvelles sur Internet afin de soutenir Alexandre Benalla…
Celui que l’on présentait comme le « cerveau » du président avait déjà dû s’expliquer, mi-janvier, devant la « police des polices » pour avoir récupéré illégalement et diffusé des images de vidéosurveillance policière datées du 1 er mai 2018 et tendant à disculper Alexandre Benalla. On y voyait un jeune couple en train de lancer des bouteilles sur les policiers, place de la Contrescarpe, mais également un homme, très agité, poursuivre un policier, chaise à la main. Ce qui laissait entendre que le butor de l’Élysée avait dû faire face à une personne très violente, justifiant ainsi son intervention musclée. Or, l’homme à la chaise n’est pas celui attrapé par Benalla. Cette scène a tout simplement été ajoutée par Ismaël Emelien, depuis le palais présidentiel !
Bidouillant des vidéos qu’Alexandre Benalla lui aurait envoyées, le spécialiste de la communication de crise, passé par l’agence Havas, a joint le tout dans un fichier et expédié son montage à Pierre Le Texier, un salarié de LaREM chargé du numérique, et qui anime des comptes Twitter pro-Macron et anonyme tel que @FrenchPolitic… La vidéo trafiquée est postée le 18 juillet avec ce message : « OK, même si ce n’était pas à #Alexandre Benalla de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tous rapports. C’était un individu violent qui était sciemment venu place de la Contre-escarpe pour casser du flic. »Jeudi dernier, interrogé sur France 5, Ismaël Emelien, en pleine promotion de son livre Le progrès ne tombe pas du ciel (Fayard), a assuré qu’il ne savait pas que l’homme « à la chaise » n’était pas celui de la Contrescarpe… Quant à l’utilisation de comptes anonymes ? « Sur Twitter, c’est un peu la règle. » « Y compris à l’Élysée ? », demande le journaliste Patrick Cohen. « Non, pas directement », s’embrouille l’ex-conseiller…
Mensonge public du chef de l’État, manipulation grossière de la vérité par l’un de ses plus proches collaborateurs… En quelques jours, le tableau de la présidence s’est encore assombri. M e Arié Alimi, avocat de Geneviève Legay et habitué des affaires de violences policières, n’est même pas surpris. « Il a toujours existé des secrets d’État et des méthodes pour les dissimuler – les fameuxarcana imperii . Mais aujourd’hui, les pouvoirs font face à une plus grande exigence de transparence. Et pour le coup, on voit que le réseau institutionnel du président Macron est plus fragile que celui de ses prédécesseurs. Beaucoup de révélations viennent de l’intérieur, de gens qui ne supportent plus ces abus et dérives actuelles. »
Comme beaucoup, l’avocat redoute l’impact de ces paroles mensongères. « Cela détruit la confiance dans la parole institutionnelle, prévient-il. Or, ce lien de confiance entre la population et ses institutions est primordial pour maintenir la cohérence de notre société. » En janvier dernier, le Centre d’études de la vie politique française se montrait très pessimiste quant au niveau de défiance actuel de la population. « Jamais la confiance n’a été aussi basse dans l’institution présidentielle, dans le gouvernement depuis dix ans, mais aussi dans les assemblées, l’exécutif évidemment »,constatait le politologue, Bruno Cautrès, parlant d’une « tendance extrêmement lourde ». Malheureusement, Emmanuel Macron ne semble pas en avoir pris conscience.
Comme le déclare Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes, « Quand le gouvernement parle de loi sur les fake news, la plus grosse des fake news vient de l’ Elysée ». On savait déjà que l’augmentation du SMIC de 100 € annoncée en début de semaine par Emmanuel Macron, n’en serait vraiment pas une. On sait que désormais, celle-ci ne concerne guère plus que la moitié des smicards. Les exclus de la mesure, véritable usine à gaz, sont en majorité des femmes qui n’y auront pas droit du fait des revenus de leur conjoint.
C’est une façon pour le gouvernement de dire, pour avoir une augmentation, allez récupérer votre argent à la CAF ! « Un système qui fonctionne assez mal » avait même osé dire Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics.
C’est pourtant cette même aide, versée par la Caisse Nationale des allocations familiales, qui a l’ambition de servir de bouée de sauvetage au gouvernement pour calmer les gilets jaunes.
Le sentiment d’avoir été berné a toutes les chances de se répandre dans le pays comme une mèche allumée. On avait déjà compris que le président faisait tout pour protéger les riches. Il est clair à ce jour qu’il veut tromper les pauvres, les plus modestes, les couches moyennes, en d’autres termes la masse des Français.
Lors de son intervention à la télévision, force est de constater qu’il n’a pas pris la mesure de son discrédit dans l’opinion.
La confusion entretenue entre salaire et lutte contre la vie chère permet de décrocher le SMIC de la notion de rémunération de la force de travail. Le MEDEF s’en félicite car le bricolage annoncé permet au patronat de s’abstenir de toute hausse de salaire. L’augmentation de la prime d’activité ne va en effet rien changer au bas des grilles de salaire dans les branches professionnelles.
Le gouvernement compte sans doute sur les fêtes de fin d’année pour jouer à la fois la fermeté et le pourrissement. Edouard Philippe précise « qu’il n’y aura pas de tournant ».
Son message est clair : pas question d’avoir l’air de battre en retraite.
Va se rajouter aux revendications désormais connues de tous, la question des droits des chômeurs et précaires. Aujourd’hui, doit reprendre la négociation « assurance chômage » entre syndicats et patronat avec comme ordre du jour la baisse des droits des chômeurs et de nouvelles coupes budgétaires sur le régime des intermittents du spectacle.
Quant au « grand débat » que le gouvernement entend mettre en œuvre dans le pays pour le début 2019, nous savons déjà qu’il s’agira de « bla bla » et d’une nouvelle roublardise.
Mobilisations et luttes ne sont pas prêtes de se calmer...
Pierre TRAPIER
Macron a menti devant 23 millions de citoyens, en direct à la télévision, et il a manœuvré pour ne pas augmenter le Smic tout en laissant croire le contraire. La raison en est son hostilité au salariat, aux salaires et au Smic. Pour lui, le salaire, net et brut, c’est l’ennemi. Il veut « une société postsalariale ».
C’est ce qu’a dit Édouard Philippe : « Nous sommes contre la hausse du Smic, car nous voulons que le travail paie. » L’expression « pour que le travail paie » s’entend pour les seules marges des entreprises. Ou Muriel Pénicaud : « Augmenter le Smic, c’est fabriquer du chômage. » Ce qui signifie : il faut baisser le Smic pour faire de l’emploi ! Ce qu’elle a fait par ordonnances en cassant les droits des salariés.
Macron a menti parce qu’il ne peut pas avouer qu’il préfère une économie administrée où des primes sont versées par l’État qui se substitue aux employeurs ; c’est une forme d’assistanat aux patrons. D’autant que ces étranges primes sont conditionnées par des critères extérieurs au travail : impossible si on a un conjoint à plus de 1 300 euros. Sur 1,65 million de smicards combien y auront droit? Édouard Philippe répond déjà que 1,2 million sont au-dessus des critères.
À quoi tout cela rime-t-il de la part de libéraux qui veulent « moins d’État » ? Dans le cas des « heures supplémentaires désocialisées », Macron pousse les employeurs à multiplier ces heures pour ceux qui ont un boulot plutôt que d’embaucher. Ce qui augmente forcément le chômage en évitant aux actionnaires de baisser leurs profits. Car ces heures coûtent moins cher aux employeurs puisque Macron en supprime la partie du salaire brut !
Mais qui compensera ces sommes sinon les impôts, entre autres, des salariés qui ne font pas d’heures supplémentaires ? Étrange religion qui verse des primes et des cotisations sociales à la place des actionnaires et des patrons et, « en même temps », prétend baisser les impôts. Ça ne passera pas...
Par Dr Fabien Cohen, membre de la Commission santé/protection sociale du PCF.
Deux jours avant les révélations de l’ONG Oxfam sur la distribution massive des profits des entreprises du CAC 40 aux actionnaires, les trois ministres que sont Agnès Buzyn, Muriel Pénicaud et Gérald Darmanin ont signé un arrêté exigeant des entreprises qu’elles fassent figurer en gros caractère sur le bulletin de paie des salariés la maigre augmentation de salaire que leur octroie le patronat sans débourser un centime grâce à l’augmentation de la CSG payée par les retraités. Avec Macron à l’Elysée et Philippe à Matignon, la bassesse politicienne est devenue une méthode de gouvernement.
Les journaux et plusieurs chaînes de télévision ont relevé hier les chiffres publiés par l’ONG Oxfam révélant que les groupes du CAC 40 cotés en Bourse ont, depuis 2009, transféré à leurs actionnaires l’équivalent de 67,5% des bénéfices réalisées par ces entreprises tandis que 27,5% étaient réinvestis et seulement 5% versés aux salariés sous forme d’intéressement. Cette progression des dividendes a été plus forte durant le quinquennat de François Hollande que durant celui de Nicolas Sarkozy. Il n’y a rien détonnant à cela puisque le CICE a été utilisé par les firmes pour accroître les profits beaucoup plus que pour investir.
François Hollande a cru qu’un trait d’humour pouvait améliorer son bilan à l’Elysée en affirmant récemment que son successeur n’était pas le président des riches, mais « des très riches». Les chiffres montrent que lui aussi a été le président des très riches. Il suffit de lire cet extrait du rapport d’Oxfam pour s’en rendre compte : « Depuis 2009, les salaires des PDG du CAC 40 ont augmenté environ deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises. Ils gagnent à présent 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés. La part de leur rémunération directement liée aux cours de la Bourse atteint désormais 54,5%, ce qui les encourage à aligner leurs intérêts sur ceux des actionnaires et à privilégier les choix de court terme visant à maximiser leur rémunération ». Voilà donc à quoi ont servi les milliards d’euros prélevés sur nos impôts et distribués pour une large part aux grandes entreprises cotées en Bourse sous le quinquennat de François Hollande.
Succédant à ce dernier au Palais de l’Elysée, Emmanuel Macron a considéré que cela ne suffisait pas. Il a supprimé l’l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et diminué l’impôt sur les bénéfices afin que les hauts dirigeants se gavent davantage. Et, en même temps, Il a estimé que ces grands patrons ne pouvaient pas accorder une petite augmentation des salaires d’environ 1% à leurs salariés sans que le gouvernement dirigé par Edouard Philippe ne décide d’en faire une opération blanche à leur profit. Pour y parvenir, le gouvernement a supprimé les deux cotisations salariales pour le chômage et pour la maladie sur le bulletin de paie. Voilà pourquoi, en janvier de cette année, le gouvernement a augmenté la Contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point sur les salaires bruts et sur les pensions de retraite. Alors que leurs pensions étaient bloquées depuis quatre ans et que leur statut social ne leur donne plus droit au chômage, les retraités subissent depuis janvier une baisse de 1,83% de leur pension nette mensuelle afin, notamment, d’alimenter parce nouveau prélèvement le budget de l’UNEDIC et celui de la Sécurité sociale de manière accrue et au détriment des droits à pension acquis par les cotisations versées durant leur vie de travail. Complice du pouvoir, le Conseil constitutionnel que préside Laurent Fabius n’a rien trouvé à redire sur cette arnaque au moment de valider le budget de 2018.
Quand trois ministres signent un arrêté de propagandeEt voilà que le Figaro Eco de ce mardi 15 mai nous révèle une information stupéfiante. Trois ministres qui ne sont autres que Agnès Buzyn (Santé) Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics) ont signé un arrêté paru le 12 mai au journal officiel. Cécile Crouzel explique à ses lecteurs que ces ministres sont chargés d’expliquer que les entreprises doivent désormais mentionner sur les bulletins de paie « le gain lié au relèvement de la CSG et à la suppression des cotisations salariales qui sera de 258 euros par an pour un smicard, une fois la mesure pleinement en place le 1er octobre » prochain. Comme s’ils n’avaient rien de plus urgent à faire, l’arrêté des trois ministres dit qu’il faut faire figurer sur les bulletins de paie « un corps de caractère dont le nombre de points est au moins égal à 1,5 fois le nombre de points du corps de caractère (…) des autres lignes ». Bref cette ligne doit être plus visible que toutes les autres sur le bulletin de paie.
Su le bulletin de paie du smicard cela donnera en théorie 21,50€ de plus par mois à partir d’octobre 2018 sans que cela ne coûte un centime au patron. Mais le smicard qui doit utiliser sa voiture pour aller travailler a vu le prix du carburant augmenter de 10,7% en un an entre mai 2017 et avril 2018. Comme le prix du pétrole ne cesse d’augmenter et que le gouvernement a également augmenté les taxes sur l’essence et plus encore sur le diesel, la petite augmentation de salaire perçue par le smicard ne suffira pas pour compenser le surplus de dépense en essence ou en gazole. S’il fume, le prix de ses cigarettes a augmenté de 16,5% depuis un an, là encore à cause des taxes en hausse.
Co signataire de ce décret historique du 12 mai, Muriel Pénicaud, en charge du Travail, est la ministre de tutelle des partenaires patronaux et syndicaux qui gèrent l’UNEDIC. Dans son édition du 27avril, l’Humanité a révélé que, d’un milliard d’euros en 2009, le déficit annuel de l’UNEDIC est passé à 3,8 milliards d’euros en 2017. Et en même temps, comme dirait Macron, la dette cumulée de l’UNEDIC est passée de 8,9 milliards d’euros en 2009 à 33,8 milliards en 2017 et l’on prévoit un déficit cumulé de 37,8 milliards en 2018 et 41,4 milliards en 2019.
Muriel Pénicaud a-t-elle désormais l’intention de faire les poches de retraités chaque fois que de besoin pour alimenter le budget de l’assurance chômage ? Agnès Buzyn veut-elle faire la même chose pour réduire le déficit de la Sécurité sociale ? Poser ces questions conduit en en poser une autre : où se niche l’honnêteté intellectuelle et personnelle de ces trois ministres signataires de cet arrêté quand ils se livrent à une manœuvre aussi basse et pitoyable pour tenter de donne l’illusion d’une augmentation de la paie des salariés quand ce gouvernement auquel ils appartiennent prend l’argent dans la poche de leur parents retraités ?
Paroles de marcheurs et d’électeurs d’Emmanuel Macron, tous sympathisants de gauche qui aujourd’hui déchantent face à la politique menée.
Tiphaine Beaulieu n’a pas sa carte dans un parti de gauche. Mais, face aux « espérances de démocratie participative trompées » et au « tournant politique » qui ne répond pas aux « promesses de justice sociale, souci des militants s’inscrivant à gauche », l’ex-porte-parole des « marcheurs en colère » a pourtant appelé à défiler le 5 mai pour faire la « fête » à son ancien candidat. Militants comme électeurs du premier tour n’en sont pas tous là. Mais ils sont de plus en plus nombreux à déchanter : en un an, les opinions favorables à l’égard d’Emmanuel Macron venant des sympathisants PS sont passées de 68 % à 41 %, selon Ipsos.
Anne-Sarah en fait partie. Séduite par « la page blanche » proposée, cette jeune Bordelaise de 17 ans a rejoint dès la création d’En marche ! celui qui incarne à ses yeux « une gauche réaliste, se défaisant de l’étiquette utopiste ». Plus tard, elle est de toutes les initiatives de campagne, qu’elle résume aujourd’hui à des « mois d’engagement qui semblent un immense mensonge ». De la nomination du gouvernement, à la sortie « bafouant (ses) convictions » sur les « gens qui ne sont rien », la déception a été progressive. Jusqu’à la rupture liée aux réformes, qui « occultent clairement les valeurs solidaires et sociales que nous défendions », dit-elle, citant la réforme de l’université, mais aussi les questions environnementales. Comme elle, Émilien, ingénieur en informatique, avait placé de « grands espoirs » en Macron sur la démocratie citoyenne, le numérique et l’économie collaborative. Un an après, c’est la douche froide : « Plus que déçu », l’homme de 33 ans décrit « un mouvement faussement horizontal », et fait un lien avec la réforme des institutions qui place les députés en « boucs émissaires » et où « l’ultra-verticalité est défendue comme une solution ». Chef de sa petite start-up, où tous se versent le même salaire et où le directeur est élu pour un an, Émilien évoque une « start-up nation dans ce qu’elle a de pire ». « Le “en même temps” de Macron est à sens unique. C’est l’ultralibéralisme bête et méchant, sous couvert de modernité. C’est dommage », estime-t-il. Philippe, qui « ne voyai (t) pas pour qui voter » dans un contexte où « l’extrême droite (lui) faisait peur », s’est, lui, reporté par défaut sur le poulain de Hollande, pour qui il a voté en 2012. Ce qu’il regrette. « Je ne pensais pas qu’il casserait tous les acquis comme ça… » lâche cet ancien cadre d’une PME qui se dit « choqué » par cette « tendance à dresser les Français les uns contre les autres » : « Si, là, il y arrive, il n’aura plus de limites. Ce sera quoi après ? Les 35 heures, la 5e semaine de congés payés ? » Macron est « jeune mais du côté de la vieille garde », « il prône une compétition aveugle, sans équilibre », poursuit Émilien, qui remarque que « parmi les propositions mises au pot commun entre marcheurs, seules celles de droite ressortent ».
Si Guy, ancien animateur d’un comité local en Seine-Saint-Denis, s’est mis en rentrait du mouvement à cause du manque de considération des militants et qualifie de « maladresses » certaines décisions comme la baisse des APL, c’est la pratique du pouvoir macroniste qui le chiffonne, en écho à ce qu’il a vécu à EM !. « Je pensais que Macron serait plus intelligent, qu’il associerait plus les syndicats. Diriger comme un monarque est une terrible erreur car aucune réforme efficace ne se fait contre les citoyens », explique l’homme de 61 ans qui parle de « gâchis » quand il voit que les comités « végètent, vidés de leurs actifs ». Pour « l’aventure commune » défendue pendant la campagne, « il faudra repasser », selon Émilien.