homme image vie monde chez france amis photo travail histoire mode création nuit femmes voyage news anniversaire neige infos solidarité pcf collection fantastique roman pouvoir
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· André (977)
· L'humanité (853)
· Peintures (489)
· Culture (564)
· Décès (207)
· Absurdité (184)
· Jean Luc Melenchon (416)
· Le parti communiste (436)
· CGT (426)
· Actions Militantes (279)
si vous avez besoin de courses privées, n’hésitez pas à me contacter au 06/08/69 15 00. j’ai une voiture class
Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
· La une de l'humanité
· P.Martinez : M. le premier ministre, votre texte est illégal
· la une du canard enchainé du 22 août 2012
· L’éveil d’une conscience noire samplée dans les années 1980
· Objet : Sondage / Urgent.
· ORIGINE DE LA BURQA .......A FAIRE CONNAITRE !!!!
· Europe sociale: faut-il y croire ?
· Non à tout hommage officiel au général Bigeard
· La Banque centrale européenne bloquée par les Indignés
· Liste des manifestations 11 septembre 2021
· Quand Laurence Parisot nous joue « Martine à la ferme »
· La maire d’Aix-en-Provence renvoyée en correctionnelle
· Québec : Tous nus dans la rue! contre les frais de scolarité
· Dans 1précédente affaire à Drancy, volonté claire d’humilier
· Nous, femmes politiques françaises,
Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
27.01.2026
37126 articles
Les Amis des combattants en Espagne républicaine inaugurent samedi un monument en hommage aux brigadistes internationaux.
Les étreintes sont puissantes, et vigoureuses ; d’autres plus discrètes. À la nuit tombée, sur ce quai, les effusions transpirent l’espoir mais également l’appréhension avant le grand saut. Des femmes et des hommes s’en vont, au front, eux qui cultivent une aversion pour la guerre. Gare d’Austerlitz, point de départ pour l’Espagne via Perpignan. Depuis le 18 juillet 1936, des généraux ont rompu l’ordre de la Seconde République. En Allemagne, au Portugal ou encore en Italie, les fascistes sont déjà à l’œuvre. Partir en Espagne, c’est défendre Paris, Londres, l’Europe et le monde de la bête immonde.
Dès les premières heures du soulèvement militaire sous la férule de Franco, des sportifs progressistes sont à Barcelone pour participer aux Olympiades populaires. Ils prendront les armes, iront sur les barricades aux côtés de leurs frères espagnols progressistes. Ce sont les premiers volontaires internationaux. S’ensuivront des milliers d’autres, 35 000 au total, venus de plus de 53 nations, dont près de 10 000 Français qui, par clairvoyance du danger qui menace les démocraties, s’engagent pour défendre le jeune Front populaire sorti victorieux des urnes espagnoles en février 1936. Ces hommes et ces femmes « se levèrent avant le jour », selon l’expression du colonel Henri Rol-Tanguy, le métallo qui s’engagea comme brigadiste, puis devint chef de la Résistance avant d’être connu comme le libérateur de Paris. Ont-ils seulement conscience qu’ils s’apprêtent à rédiger, souvent au prix de leur vie, l’une des plus belles pages de l’histoire du XXe siècle, celle de la paix, de la fraternité ?
Paris, épicentre de la solidaritéCes femmes et ces hommes sont communistes, syndicalistes, anarchistes. Ce sont des internationalistes de cœur et de raison. De l’autre côté des Pyrénées, le Front populaire avance un programme de progrès et de justice sociale qui bouscule l’ordre établi par une bourgeoisie, une armée et une Église profondément réactionnaires. Les gradés félons voient l’Espagne vaciller entre réformes et révolution. Insupportable à leurs yeux. En France, le 15 août 1936, le gouvernement français du Front populaire, dirigé par le socialiste Léon Blum, fait le choix de la « non-intervention », livrant à leur sort les démocrates espagnols.
Rue Mathurin-Moreau, désormais siège du PCF, ou encore à la Maison des métallurgistes – où des plaques d’hommages ont depuis été apposées –, les militants se pressent pour venir en aide à la République menacée. Le 22 octobre, cette dernière donne son feu vert à la création officielle des Brigades internationales. Paris devient un épicentre de la solidarité. D’autres rejoignent l’Espagne en bateau ou encore à pied. Albacete sera le QG militaire de ces combattants de la paix qui seront des dures batailles sur les fronts, comme à Madrid où le bataillon Commune de Paris dispute avec ferveur le terrain aux fascistes pressés de faire tomber la capitale. En 1938, sur le fleuve de l’Èbre, ils livrent leur dernier combat. 10 000 d’entre eux ne reverront jamais leur pays.
L’oubli, voire le déni ceinturent encore cette fantastique épopée des Brigades internationales dont on célèbre cette année le 80e anniversaire. Il aura fallu le courage et la ténacité de l’association des Amis des combattants en Espagne républicaine, et son inlassable travail de mémoire, pour qu’enfin justice soit (un peu) faite, avec l’inauguration samedi d’un monument en hommage aux volontaires internationaux (1), gare d’Austerlitz, que nombre d’entre eux ne refoulèrent plus jamais.
Ces interbrigadistes, sous la plume du poète communiste espagnol Miguel Hernandez, avaient pourtant « des âmes sans frontières, le front balayé de mèches du monde entier, couvert d’horizons, de bateaux, de cordillères, de sable et de neige ». Ils ont répondu « à la coupable non-intervention (…), prêts à mourir loin de chez eux la tête hantée par un idéal. Ils ont porté la solidarité ouvrière en bandoulière », encensent Jean Ortiz et Dominique Gautier dans un bouleversant documentaire consacré à ces héros et héroïnes (2). «Que reste-t-il aujourd’hui des mythiques Brigades internationales ? » interrogent-ils, lors d’un voyage à Albacete. L’hagiographie franquiste s’est chargée de les ravaler au rang de sbires staliniens avides de sang et d’or au même titre que les républicains encore ensevelis dans les fosses communes, et à qui les autorités, dans un silence complice, refusent toujours de rendre justice. De ce côté-ci de la frontière, les manuels d’histoire souffrent de la même dangereuse amnésie, taisant ainsi le combat pourtant précurseur qu’ont livré ces femmes et ces hommes contre le fascisme et qu’ils ont poursuivi pour libérer la France.
Cour de la gare d’Austerlitz donc, à quelques encablures du quai où des volontaires internationaux ont embrassé une dernière fois les leurs.