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si vous avez besoin de courses privées, n’hésitez pas à me contacter au 06/08/69 15 00. j’ai une voiture class
Par Anonyme, le 19.11.2025
salutations s'il fallait parler de toutes les horreurs actuelles, cela ferait un sacré bouquin
cordialement
Par pat, le 10.11.2025
et pour les chrétiens massacrés en terre musulmane; on fait quoi ???? http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
entierement d'accord ..... http://arbraca mes.centerblog .net
Par pat, le 09.05.2025
encore un fameux rigolo ............. la france est perdue ce n'est plus qu'une question de temps .... http://
Par pat, le 09.05.2025
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Date de création : 31.03.2011
Dernière mise à jour :
01.01.2026
37125 articles
Présenté lors de la Biennale de la Danse du Val-de-Marne au printemps 2015, le théâtre national de Chaillot accueille !Esmerate ! (Fais de ton mieux) de Roser Montllo Guberna et Brigitte Seth.
Ce sont deux danseuses-chorégraphes de morphologie opposée (l’une mince, l’autre pas), l’une formée au théâtre, l’autre à la danse. Chez Roser Montllo Guberna et Brigitte Seth, la danse n’est jamais vraiment muette. Les mouvements exécutés en courtes saynètes censées sorties du cerveau de huit interprètes chercheurs (cinq femmes, trois hommes) tâtonnent en quête du bonheur. Le corps trahit l’état de nerfs dans lequel tous vivent en ces temps de confusion généralisée. Chacun d’eux s’y met avec ardeur pour jouer sa partition devant pupitre. Une danse de profil exécutée par tous en fond de scène donne idée d’une tragédie en cours qui se répète sans fin. Les bras tendus vers le ciel maudissent un dieu qui n’en peut mais.
On passe sans crier gare d’un langage à l’autreLes interprètes endossent costumes et rôles de tous les jours. Ils sont tantôt maussades, tantôt drôles. La vie, semblent dire les chorégraphes, est mouvante et s’affole. Les travers mesquins de l’humanité sont exhibés en séquences courtes où le défaut de solidarité devient un stigmate. Les huit chercheurs auscultent ce règne du chacun pour soi avant de trouver des solutions. Colères, appels au secours jaillissent par bouffées. Il y a des mouvements simples aussi comme pour tout le monde dans toutes les circonstances de la vie. Une mosaïque de sens émerge du flot des propositions. La force de la pièce consiste à explorer la danse dans ses travers d’aujourd’hui, en gestes simples, parfois réduits à l’essentiel. On passe sans crier gare d’un langage à l’autre. Les danseurs-comédiens quittent souvent leur rôle, redistribuent les pièces du décor, redessinent des trajectoires, comme s’il s’agissait à chaque fois d’aérer l’espace après s’être engagés sur une fausse piste. Les mots sont sans cesse rattachés aux mouvements physiques, la parole disparaît sous le cri. Les sons, dans un monde qui n’a plus rien à dire, sont ainsi pris sous l’angle sonore et dès lors, magistralement perçus comme des mouvements.
Du 8 au 14 décembre. Réservations: www.theatre-chaillot.fr
À Rennes, le chorégraphe propose une pièce en forme de « tempête de mouvements », avec vingt-cinq danseurs capables d’une invention étourdissante.
Boris Charmatz présente 10 000 Gestes au Théâtre national de Bretagne, dans le cadre du festival TNB (1). Le titre est à prendre au pied de la lettre. Sur la musique du Requiem de Mozart, vingt-cinq interprètes investissent le plateau, enchaînant à folle allure – durant plus d’une heure – quatre cents gestes par personne. Difficile de retenir la mémoire de cette « tempête de mouvements », comme dit le chorégraphe, puisque les figures exécutées ne durent qu’à peine le temps de les capter, le temps d’un battement de cils, en somme. Un groupe humain grouillant s’agite en tous sens. L’un se lèche l’orteil, l’autre bondit et celui-ci masse le dos de son voisin… Certains ont la bouche pleine de mots, d’autres bougent n’importe comment. Quant aux costumes, la variété est sacrément de mise. Il en est un vêtu de paillettes, tandis qu’un autre dissimule à peine sa nudité sous un string minuscule. Deux femmes en perruque cultivent un maintien très raide… On saisit ainsi au vol (10 secondes par geste !) des mouvements concrets-abstraits qui cohabitent dans le même corps, devenu matériau brut au sein d’un précipité d’actions et d’événements physiques en cascade qui déroutent l’œil, impuissant à se faire une idée devant une telle débauche de signes. Le spectateur est conduit à pratiquer une concentration intense. La pièce résulte d’une fabrique collective dans laquelle chacun a jeté ses gestes dans le pot commun. Si, dans Levée des conflits (2011), Charmatz avait imaginé une sculpture faite de corps, une danse en morceaux fabriquée à vue par un effectif croissant d’interprètes, il s’agit nettement, cette fois, d’une collection plastique introuvable. Il parle d’une sorte de « Louvre immédiat, un Louvre sans l’aspect historique ».
Depuis 2008 à la tête du Centre chorégraphique national de Rennes, rebaptisé musée de la Danse, il poursuit en actes empressés son entreprise de collectes à première vue impossibles dans un art par essence éphémère, soit un patrimoine voué dans l’instant à sa propre disparition. Un pari téméraire, une gageure paradoxale : il édifie « un anti-musée chorégraphique ». Chez lui, le danseur est libéré de toute emprise et échappe à toute stratégie de conservation. Exit l’étoile classique façonnée par la rude école du répertoire académique, lequel est sans fin déboulonné dans les règles car, ici, il n’est pas un geste effectué qui sera répété. Ainsi tout s’efface dès que tracé. Invention permanente. Boris Charmatz se pose sans fin, en chair et en os, cette question lancinante : « Qu’est-ce que deviennent les gestes ? les idées qui ont été agitées ? » Artiste impatient de s’exercer à une perpétuelle expérience des limites, Boris Charmatz parvient encore une fois à concevoir une fresque musculaire inédite, avec le concours éclairé de fidèles rompus à la recherche en soi de ressources jusqu’alors insoupçonnées. C’est à se demander amicalement ce qu’il nous réserve la fois d’après.